Fiche n° 426 : Serre de Corbeaux (Corbeaux 2) de Patricia Briggs

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :


Résumé :
Il y a très longtemps, les mages de Colossaë libérèrent une force maléfique : le Traqueur. Depuis lors, le peuple des Voyageurs luttent pour protéger le monde de ce fléau. Séraphe est l’un d’eux, mais elle est aussi une jeune femme comme les autres, ne souhaitant rien d’autre qu’une vie paisible en compagnie de son mari et de ses enfants, après avoir livré son dernier combat.Mais une force nouvelle, à l’intelligence démoniaque, rôde aux alentours. C’est le Ténébreux qui se nourrit de mort, de destruction, et qui puise à la source du pouvoir du Traqueur. Son intention est de réveiller l’entité maléfique et de déchaîner le chaos.
Or, pour libérer le dieu noir, il a besoin de posséder les dons magiques des Voyageurs… et il a jeté son dévolu sur Séraphe.

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http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=33969

Mon avis :
Les ténèbres n'en ont pas terminé avec la famille de Séraphe puisque le bien-nommé Ténèbreux a décidé de se venger de son prédédent échec, celui raconté dans le premier tome.

Patricia Briggs aime beaucoup ses personnages et prend soin d'eux... parfois un peu trop. Dans les faits, cette surprotection sonne parfois comme fausse et artificielle. Tout d'abord, on en vient presque à ne pas croire au Ténèbreux et au danger qu'il représente tant cette intrigue se situe au second plan. Par exemple, lorsque les problèmes impériaux reviennent frapper à la porte de Séraphe, ils n'apportent pas une nouvelle dimension à l'histoire, juste de nouveaux compagnons pour la route. Ce défaut aboutit à une fantasy familiale dans la lignée du Couteau de Partage de Loïs McMaster Bujold en encore de La Prophétie du Royaume de Lür pour son côté "paysans conseillers des princes".

Comme l'intrigue gravite uniquement des personnages, l'action passe beaucoup par les dialogues. Si ceux-ci sont toujours l'occasion pour l'auteur américaine de glisser quelques piques humoristiques, ils se révèlent parfois un peu longs et fastidieux. Ainsi, on a souvent l'impression qu'ils permettent davantage à Briggs d'informer le lecteur sur les voyageurs ou encore sur le fonctionnement de la magie qu'aux personnages de communiquer.

Enfin, la frontière entre le bien et le mal est marqué distinctement et le gris n'a que trop rarement sa place. De même, au petit jeu des "suppositions sur ce qui va se passer", le lecteur n'aura aucun mal à imaginer la suite des évènements. Rien n'est jamais gratuit tant et si bien que le récit en devient assez prévisible.

6,5/10 Une fois terminé ce diptyque du Corbeau, on sait que l'on a prix du plaisir à faire cette promenade en compagnie des personnages imaginés par Patricia Briggs mais on sait aussi que l'on ne la refera pas. Car si la ballade était plaisante, elle n'en était pas moins trop prévisible et convenue.

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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