Fiche n° 934 : Le Sacrifice du Guerrier de Jacques Martel

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Arkhai le Brûlé, Khan des Khans des clans nomades de la Grande Aride, est fait prisonnier par l’Empire de l’Amer. L’hostilité et le désir de conquêtes de l’Empire contraignent Jarl, son fils, à reprendre le projet d’unification des tribus de la Horde. Mais il se heurte à l’hostilité des autres Khans qui ne reconnaissent pas l’autorité du « sans-nom ». Il décide alors de libérer son père. A ses côtés, deux hé¬ros légendaires, le Roi solitaire et la Reine vierge, l’aideront à franchir les obstacles sur un chemin pavé de fureur et de sang. Dans l’ombre, le mystérieux Hoplite veille sur sa destinée…

Informations complémentaires :

tome 1 : ICI
tome 2 : ICI

Mon avis :

       Voilà. Quand on débute en tant que chroniqueur, on hérite des derniers SP perdus au fond d’une armoire poussiéreuse… Un signal fort, dans votre tête vous avait pourtant prévenu avec un lumineux et clignotant : STOP ! FAITES DEMI-TOUR ! DANGER !

       Eh oui. Si ces charmants ouvrages sont restés au fond d’une étagère à réparer le déséquilibre d’une bibliothèque bancale, c’est peut-être qu’il y a une raison tout à fait valable.


       N’écoutant que mon légendaire courage, je me suis pourtant emparé de ce roman édité chez Mnémos – gens de Mnémos passez votre chemin vous allez finir par croire que je vous en veux, mais c’est faux, j’en veux juste aux mauvais livres – Sacrifice du guerrier tome 1, dû à la «plume » de Jacques Martel.

      Pour une fois, content que le blog place le résumé du bouquin avant la chronique, parce que ce roman-là, je n’ai pas du tout envie d’en raconter l’histoire. On y découvre une sorte de guerrier légendaire, dans le prologue, qui a fait une guerre lointaine, mais qui visiblement devrait être mort… mais une nouvelle guerre est en préparation, pire encore que la précédente et on dirait bien que ça va chier des tubercules dans ce landernau local, tout ce qu’il y a de
plus antique – avec un zeste de poudre orientalisante. Bon, avouons-le tout net : autant la lecture d’une heroïc-fantasy avec des empires qui se déchirent et des héros aussi courageux qu’invincibles me fait toujours plaisir, autant ce Sacrifice du guerrier aura été un véritable calvaire. Très franchement, il y a beaucoup de bonnes idées dans ce roman, et l’auteur y croit. Nous aussi. Mais la réalisation, bigre de bigre… on dirait que Mnémos a fait « plouf, plouf » au moment de sélectionner le manuscrit, l’a maquetté, puis imprimé, puis distribué en librairie.


       Il n’y a eu aucun travail sur ce roman qui méritait un autre sort, quitte à le sélectionner… Coquilles, grammaire, conjugaison, répétitions, dialogues bancals, tout l’arsenal est là. Jusque dans  la narration, brouillonne et bien souvent incorrecte dans sa construction. Impossible de comprendre simplement certains passages. Jugez vous-mêmes : « Ces noms de guerre que nous avons gagnés, que les poètes utilisent dans leurs chants, cette réputation que nous avons acquise, nous décrivent ; on n’y échappe pas. Son regard sembla se voiler de tristesse pour la seconde fois. Il y a un prix… Mais c’est un honneur. » Outre la lourdeur du passage, on remarque le foutoir intérieur du monologue. Le discours se mêle aux incises au petit bonheur la chance et sans la moindre subtilité narrative, dans un joyeux et débonnaire désordre… et ce n’est qu’un seul exemple.

      Justement, les dialogues sont d’une monotonie à pleurer. Les personnages ne vivent pas pendant les scènes et du coup ils restent aussi minces qu’une planche de contreplaqué. Je persiste à dire que c’est dommage, parce que l’exécution du roman ne rend pas justice à un fond plutôt original et intéressant.

5/10 On ne m’y reprendra plus. Je passe mon tour sur le tome 2. Néanmoins, ma note reste à la moyenne parce que le fond, je le redis, méritait un autre sort.

Chester Strike.


Publié dans Critiques Fantasy

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Albéric 09/04/2013 20:37

Chronique de rageux, donc sans aucun intérêt. Je tenais à le signaler, car bien d'autres en parlent en bien mieux (qu'ils aient aimé ou pas d'ailleurs, là n'est pas la question). Car résumer un
livre de SFFF à ses (éventuelles) coquilles et fautes de français c'est triste. On veut parler imaginaire et on vous répond grammaire.