Fiche n° 933 : Vamps de Lee & Simpson

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Publiée aux États-Unis en 1995, cette saga culte est éditée pour la première fois en France. Cette épopée vous propose de suivre les aventures d'un quintet de vampires motardes cherchant à fuir le vampire qui les a "créées".

Informations complémentaires : ICI (à venir)

Mon avis :
Chouette du vieux Vertigo ! Je vais laisser les mordus de la page Facebook de Panini s'écharper sur l'opportunisme présumé ou pas de l'éditeur quand à cette sortie (profiter de la mode vampire-twilight-toussa) et simplement me réjouir.

Vamps fait partie de ces séries de qualité très correcte parues dans les années 90, dans l'ombre des ténors qu'étaient Sandman, Preacher et autres Hellblazer. Sans se hisser au niveau des cadors précités, Vamps dispose de quelques atouts dans son jeu.

Le principal intérêt de Vamps réside dans ses différents niveaux de lecture.Au premier abord, on a à faire à un roadtrip ultra-brutal. Cinq demoiselles vampires échappent à leur créateur et fuient au guidon de grosses cylindrées. Sur la route, la faim se fait vite sentir et nos quatre vamps utilisent leurs charmes pour attirer dans leurs griffes divers abrutis qui pensent avoir trouvé là des filles faciles dont abuser. Routiers, zonard, piliers de comptoirs et autresusagers des stations services constituent désormais l'ordinaire de ces dames. Mais la famille d'une de leur victimes se met en tête d'engager un privé pour comprendre ce qui s'est passé. Quant à leur créateur, il n'est finalement pas si mort que cela et n'a que peu apprécié qu'on l'ait démembré et éparpillé.

Le second niveau, c'est qu'on ne s'empêcher de sourire de l'inversion des rôles que propose Vamps. Nos belles vampires se sont libérées de leur Dracula (Souvenez-vous, l'aristo des Carpates et ses esclaves féminines en son château.) et lui ont mis une sacrée avoinée.En paroles, nos vamps ne font pas montre de beaucoup de revendications féministes mais le fait est qu'elles ne puisent que dans le cheptel masculin de l'humanité.L'industrie du comics n'est pas un milieu très féminin, ni en auteurs, ni en lecteurs et encore moins féministe, alors forcément, l'évocation de ces femmes libres (car c'est d'abord et avant tout ce qu'elles sont malgré leur condition de vampire) était et demeure peu commun.

Reste enfin une histoire dans l'histoire, celle d'une humanité perdue que chacune de ces vamps cherche autant qu'elles fuient leurs persécuteurs : la recherche d'un enfant arraché à sa mère pour une, quelques instants de tendresses ou de sexe avec une proie avant de la dévorer pour une autre.Bon, je vais peut-être pas tout vous raconter non plus, hein ? Allez me lire Vamps et on espère que Panini nous gratifiera des deux autres volumes.

6.5/10 Une publication qu'on n'attendait pas, forcément ça fait plaisir. L'ensemble a un peu vieilli mais si ça peut motiver Panini à publier Books Of Magic, Bite Club ou Witchcraft, je ne dis pas non.

Winter

Publié dans Critiques Comics

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