Fiche n° 868 : Les zinzins d’Olive-Oued (Les Annales du Disque-Monde 10) de Pratchett

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
La manivelle tourne... Et les diablotins se décarcassent dans la boîte à images. Car un alchimiste d’Ankh-Morpork a découvert la magie des images animées. Une activité fébrile s’empare d’une colline déserte au bord de l’océan : Olive-Oued. « Du friçon ! De l’aventure ! Avec les étoiles **Victor Marasquino** et **Delorès de Vyce** Et avecque mille éléfants ! Une daibauche de passionne et de grands aiscaliers sur fond d’hystoire tumulte-tueuse : QUAND S’EMPORTE LE VENT D’AUTAN. » « Après le pestacle, l’Antre à Côtes de Harga vous attend. Sa cuisine gaz trop gnomique. » Mais les rêves d’Olive-Oued cachent un noir mystère qui menace le Disque-monde. Il était une fois à Olive-Oued...

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Mon avis :
Attention, évènement ! Quand le Disque-monde se met au 7eme art, nul zygomatique ne peut en sortir indemne…

D’inspiration très lovecraftienne -un portail caché, un lieu oublié de tous dont surgit une nouveauté excitante au départ, puis de plus en plus inquiétante- le scén l’histoire de ce volume des Annales nous emporte dans le monde du strass et des paillettes, à grand renfort d’effets non-spéciaux.

La description du monde du cinéma des « grandes » années est parfaitement retranscrites : emballement médiatique, productions à la chaîne, tournages simultanés, publicités grandiloquentes, stars aussi brillantes qu’éphémère… la plume de Pratchett se fait souvent mordante, parfois cassante, mais toujours hilarante. On parcourt cet univers rétro qui
nous parait si loin à l’ère de la 3D avec délice, chaque nouvelle idée se montrant plus inventive que l’autre.

Entre l’apparition du texte, la publicité subliminale (d’une logique implacable), la fabrication des images animées, les déguisements qui rappellent les plus grands moments du carton-pâte d’Hollywood, la course au progrès ne semble jamais pouvoir s’arrêter.

Les comédiens de cette grande épopée se font plus discret que d’habitude : si on apprécie l’idylle-hommage entre Victor et Theda sur fond d’Autant en emporte le vent, leur personnalité n’accroche pas le lecteur plus que la moyenne. En revanche, les personnages secondaires se montrent comme bien souvent excellent.

Si Planteur J’me-tranche-la-gorge se dévoile enfin dans toute sa splendeur dans le rôle du producteur véreux, la révélation de ce volume est sans conteste Gaspode. Un pauvre chien galeux, certes, mais néanmoins doté d’un Q.I qui en ferait pâlir plus d’un, ainsi que de la parole (vous avez déjà entendu un chien faire « ouah ouah » vous ?).

9/10 Parce que nul n’est parfait, mais à part ça… Terry Pratchett nous livre ici une satyre incroyablement bien menée du cinéma en général et d’Hollywood en particulier, faisant preuve d’une inventivité hors norme tant pour les personnages que pour les éléments de son récit. Excellent.

Chips

Publié dans Critiques Fantasy

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