Fiche n° 864 : Drône de Neal Asher

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :

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Résumé :
La guerre qui fait rage depuis des siècles entre les humains et les Pradors a causé des ravages terribles. Ian Cormac le sait bien : son père n'est jamais revenu des combats et son frère, médecin de l'armée, subit régulièrement des effacements de mémoire pour oublier les horreurs qu'il a vues. Cormac est aujourd'hui un agent surentraîné du gouvernement Polity qui cherche à comprendre les zones d'ombre de son passé. Lors d'une mission sur une planète anéantie par les Pradors, ce passé resurgit de manière inattendue. Au coeur d'un complot destiné à l'éliminer, Cormac lève le voile sur un mystère qui fera basculer son destin.

Informations complémentaires : ICI

Mon avis :
En France, Neal Asher est l’auteur de deux romans : L’Écorcheur, un excellent planet op’ plein de bonnes trouvailles, et Voyageurs, une histoire de voyage dans le temps pleine de bonnes trouvailles, mais brouillonne, brouillonne… Dans le premier, les idées originales et la qualité de l’histoire arrivaient à faire oublier un style parfois  trop « rentre dedans », trop maladroit, trop confus. Pas dans le second. Alors quid de cette troisième traduction ?

C’est malheureusement du mauvais côté de la balance que penche ce Drône pourtant loin d’être inintéressant. Ainsi, on peut mettre à son crédit une histoire plaisante, construite à base de flashback sur la genèse du héros. Toutefois, l’impression de lire le tome 0 d’une série se fait parfois sentir alors qu’il apparaît que les flashbacks ont plus d’importance que l’histoire principale. Après quelques recherches sur internet, on découvre qu’il s’agit bel et bien d’un « prequel » où l’auteur dévoile le passé de son héros récurrent. Si l’on comprend l’intérêt de publier Drône avant la série, ne serait-ce que pour l’ordre chronologique de l’histoire, pas sûr que le lecteur en ressorte gagnant : la fin de Drône tombe à plat avec une explication indigeste, loin de l’explosif final auquel on était en droit de s’attendre. Du coup, on n’a pas très envie d’en découvrir plus sur le personnage d’un roman inabouti et décevant.

6/10 Une nouvelle déception ! On attendra le prochain avec l’espoir que Neal Asher ne soit pas l’auteur d’un seul bon roman. Allezdonc lire ou relire L’Écorcheur !

Simatural

Publié dans Critiques SF

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