Fiche n° 819 : Yaxin le Faune Gabriel (Canto 1) de Arenas & Vey

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :

Yaxin, c’est avant tout l’histoire de la rencontre entre Gabriel et Merlin, entre le plus petit des faunes et le plus grand des magiciens. C’est sur une île aux contours incertains, une île couronnée de forêts et peuplée de nymphes et de fées, que vivent Gabriel et Merlin. Comme tous les enfants, le petit faune veut tout savoir, tout connaître, tout comprendre. Il pose mille et une questions au magicien qui finit toujours par lui répondre, agacé mais aussi attendri par le petit faune. C’est ainsi que Gabriel découvre que les arbres parlent à ceux qui ont la patience de les écouter et que les rochers se souviennent de ceux qui ont été oubliés. Il apprend que le secret des fées n’est pas dans leur beauté et que même les mythes et les légendes finissent par disparaître. En découvrant la magie du monde qui l’entoure, Gabriel découvre aussi qu’il est des mystères cachés dans les profondeurs de la forêt qu’il vaut mieux ne pas connaître...

 

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Mon avis :
Cet album n’est pas une bande dessinée, c’est un conte philosophique. Gabriel, petit faune espiègle et curieux, pose à son ami le magicien toutes les questions qui lui passent par la tête et n’abandonne jamais avant d’avoir obtenu une réponse. Bien sûr, c’est le propre de tous les gamins, et c’est avec cette même innocence qu’il en vient à s’interroger sur la vie, la mort, le souvenir…

 

Au fur et à mesure de ses réflexions, on avance nous aussi à la découverte de ce monde étrange et féerique, tout en savourant les réponses pleines de métaphore qui lui sont faites. Yaxin ne se résume pas, ne se décrit pas. Yaxin se lit, tout simplement. Et on en savoure toute la beauté, tant dans le fond que dans la forme. Car la poésie est partout, y compris dans le trait, dans les couleurs et dans les courbes pleines de charme. Les personnages, les paysages, tout semble presque indéfini, insaisissable, et il y a dans la rondeur voluptueuse des visages et des corps une certaine perfection quasi irréelle.

 

Pourtant, cet album n’est pas à recommander à tout le monde, ni même à ouvrir à n’importe quel moment. Sérénité et ouverture d’esprit sont les éléments indispensables à une complète appréciation de cette petite douceur littéraire… 

 

9/10 Yaxin, c’est un conte, une envolée poétique, un rêve… bref, une petite merveille qui enchantera un public à l’âme littéraire et un rien philosophe, mais dépassera sûrement les plus terre à terre. Car, si le graphisme en charmera plus d’un, il faut pour savourer pleinement la beauté du texte un état d’esprit, un lieu, un contexte propice à la réflexion, à la méditation, voire à l’introspection… Prise de tête ? Non, profond.

 

Cyrielle...

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Eric 30/09/2010 23:33


Pfuuuu ben bien entendu que je le savais, franchement, non mais.

De mon côté certes j'ai trouvé ça beau, envoutant, sympa... Mais il m'a manqué un je ne sais quoi dans l'histoire... 9/10 quand même... Allez 8 non ? ;o)


C... 30/09/2010 21:28


;-)
Je savais que tu aimerais (en même temps, sur ce coup, même Eric aurait pu le savoir... gnark gnark...)

Et au risque de dévoiler le vrai nom (oui, j'ai lu Yaxin...)qui se cache derrière mon mystérieux pseudonyme (comment ça tout le monde s'en fout ??)
Voilà ce que j'en ai pensé :

http://bdfuguegrenoble.blogspot.com/2010/09/yaxin_03.html