Fiche n° 796 : La Louve et la croix d' Andrew S. Swann

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
An de grâce 1221
Au coeur des sombres forêts des Carpates, frère Semyon von Kassel, chevalier de l’ordre de l’Hôpital Sainte-Marie-des-Allemands de Jérusalem, court comme s’il avait le diable aux trousses. Une bête monstrueuse, mi-homme mi-loup, a décimé ses compagnons.
Grâce à lui, l’Église va en faire une arme à son service : les chevaliers Teutoniques recueillent et dressent clandestinement ces terrifiantes créatures pour terroriser les païens.
Or l’un de ces loups-garous, une fille nommée Lilly, réussit à s’échapper et trouve refuge auprès d’un jeune paysan qui fera tout pour la protéger des Templiers… mais aussi d’elle-même.
Car la sauvagerie du meurtre est la seule vie que Lilly ait jamais connue et si le jeune homme ne parvient pas à percer les ténèbres de son âme, il sera sa prochaine victime…

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Mon avis :
La Louve et la Croix, c’est d’abord et avant tout une nouvelle réécriture de La Belle et la Bête avec Udolf dans le rôle de « La Belle » et Lilly (en référence à « Lillith ») dans celui de « La Bête ». Outre l’inversion des rôles, S. A Swann (a.k.a Steven Swiniarki, Steven Krane, S. Andrew Swann ou S. A. Swiniarski... les auteurs américains et les pseudos..) s’appuie sur un cadre moyenâgeux (sous le joug de la religion) et les chasses aux sorcières qui pouvaient y avoir lieu pour re-raconter le mythe.

La première bonne initiative de l’auteur, c’est d’avoir localisé son intrigue dans l’Europe de l’Est, au cœur de la Forêt des Carpates. Point de France, ni d’Angleterre. D’Allemagne, par contre, un peu. Le cadre a assez peu été exploité dans le genre (hormis Enchantement de Card…) et son utilisation donne une ambiance mystérieuse, sombre et sauvage qui sert à merveille l’intrigue.  La seconde, c’est la construction (classique) où la trame principale est interrompue par des flashbacks, qui interrogent d’abord, attisant la curiosité du lecteur, et expliquent ensuite alors que l’histoire est lancée, éclaircissant de nombreuses zones d’ombre.

À la limite de la romance classique et du roman historique, La Louve et la Croix pourrait bien être une histoire Disney revue et corrigée par un bon réalisateur hollywoodien de film d’action (je citerais bien Ridley Scott mais après son dernier Robin des Bois…). L’intrigue amoureuse est au centre du récit, mais à la fois l’atmosphère pesante, des personnages secondaires très réussis et de très belles scènes arrivent presque – ce serait mentir de dire que l’on oublie totalement un instant l’histoire d’amour – ce qui aurait pu constituer le point faible du roman. De défauts, la première traduction de Sawnn n’en est pas exempte : quelques longueurs (à titre d’exemple, la fuite du début traîne un chouïa trop) et un déroulement somme toute assez prévisible l’empêchent d’être la VRAIE bonne surprise de cette rentrée littéraire.

Une suite est déjà annoncée, et s’intéressera à de nouveaux protagonistes. Tant mieux, les anciens ont déjà tout dit. On ira jeter un œil dessus.

7,5/10 Jolie réécriture de La belle et la Bête, La Louve et la Croix est un one-shot qui mérite votre attention… si vous n’êtes pas trop allergiques aux histoires d’Amour.

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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