Fiche n° 788 : Eglise électrique (Avery Cates 1) de Jeff Somers

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Avery Cates est un sale type. Un criminel et, pour qui est prêt à y mettre le prix, un tueur. Mais là, Avery Cates a peur. Traqué par la police de la Fédération, il est forcé d’accepter une mission impossible pour se
racheter : éliminer le prophète d’une nouvelle et sinistre religion.
L’Église Électrique promet la vie éternelle, mais il y a un hic : elle doit vous tuer avant. Sept ans plus tôt, elle n’existait pas, mais dans moins d’une décennie elle sera la seule religion au monde.
Et pour remplir son contrat, Avery doit anéantir une horde de fanatiques armés jusqu’aux dents…

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Mon avis :
Avery Cates est un assassin. Pour peu que vous y mettiez le prix, il dessoude pour vous Madame X ou Monsieur Y. Pourtant, Avery Cates n’est pas le sale type que l’on nous décrit en quatrième de couverture. Dans un monde comme le sien, sombre, totalitaire, oppressant et répressif, et proche, à certains égards, de celui imaginé par Philip K. Dick dans Blade Runner, ses quelques préceptes de vie sont ce qui se rapproche le plus d’une éthique. Oh, certes il n’est pas un ange, mais dans un futur où les flics vous flinguent pour un oui ou pour un non, où il faut mourir pour atteindre la vie éternelle, Avery Cates fait figure de pas-si-méchant au sens où, malgré quelques écarts, il fait plus de bien que de mal. De fait, il n’est pas sans rappeler Takeshi Kovacs, le héros de l’excellent Carbone modifié (et de ses suites).

Église Électrique commence dans un bar (tous les romans devraient commencer dans un bar) où notre héros sirote un verre d’un alcool dont il ne veut connaître ni la provenance ni le mode de fabrication. S’ensuivent une altercation, une descente, une course-poursuite, etc. Et encore, c’est juste pour le prologue. Avec Église électrique, premier tome d’une série qui en compte pour l’instant quatre, Jeff Somers nous livre un véritable page-turner, sans temps morts, sans longueur, sans… cent pour cent action. Tout en ligne droite. Un peu trop d’ailleurs…

On pourrait ainsi reprocher au roman sa prévisibilité (où que l’on en soit dans notre lecture, on peut deviner dans les grandes lignes ce qui va dérouler dans les vingt/trente prochaines pages) mais aussi quelques facilités dans l’intrigue, et notamment, une fin un peu en deçà de ce qu’on était en droit d’espérer.

Mais, il y a toute toute fin, et le sentiment final, celui d’une lecture hautement divertissante, qui nous amènent à demander la suite au plus vite. Oui, la suite ! La suite !

7,5/10 En matière d’action et de fun, Église Électrique pourrait bien être le roman « SF musclée » de l’année. La suite !

Simatural

Publié dans Critiques SF

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