Fiche n° 775 : Anguis Seductor Hominum (Ash 1) de Debois & Krystel

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
ash_01.jpg

Résumé :

1850. Royaume de Bohème. Ash est libérée d’une prison souterraine où elle croupit depuis quatre siècles. Qui est-elle et pourquoi a-t-elle été enfermée ? La seule chose dont la jeune fille soit sûre, c’est que son origine est intimement liée à un secret très convoité : celui de la vie éternelle...

Informations complémentaires : ICI

Mon avis :
Tiré du mythe de Faust, l’histoire de ASH est avant tout celle d’une jeune fille qui ignore tout de son lointain passé. Libérée par un charismatique scientifique, qui compte utiliser son puissant pouvoir pour parvenir à ses propres fins, elle va s’enfuir et lier connaissance avec une bande de gamins des rues. C’est grâce à leur aide qu’elle se retrouve engagée comme servante dans un éminent pensionnat de jeunes filles, où semblent se passer des choses plutôt mystérieuses… ASH va y découvrir ses étranges capacités et parvenir, petit à petit, à retrouver la mémoire et les raisons de son enfermement.

L’immersion dans cet album est un peu compliquée… On plonge dans un scénario fantastico-mystique, dans un univers très bourgeoisie du 19ème, le tout sur fond de graphisme à la limite du manga. Un mélange des genres qui finit pourtant par fonctionner dès l’instant où l’on se laisse emporter par les différents personnages. Si l’on accepte sans sourciller le fait que Faust soit ici un homme au cœur de machine, et que l’on oublie le côté un poil trop spectaculaire des visions morbides de ASH, on se surprend à s’intéresser franchement au scénario et à s’interroger sur le pourquoi du comment de l’étrange pouvoir de l’héroïne.

Avec ses qualités et ses défauts, l’histoire à le mérite d’être cohérente d’un bout à l’autre et de nous réserver pour la dernière planche du tome une révélation assez surprenante. Le graphisme est agréable, et même si l’on peut regretter qu’il ne soit pas plus en lien avec l’univers du mythe, l’aspect presque gothique de ces personnages aux expressions très marquées ne gâche pas vraiment l’ensemble.

Que dire de plus, donc ? Peut-être que cette BD aurait pu être très bonne, mais qu’un petit quelque chose manque pour en faire un véritable succès… Le peu d’originalité ou de surprise, l’absence de vraie prise de risque tant scénaristique que visuelle, bref, le détail qui marque. Parce que pour être honnête, si mon sentiment a été positif en refermant cet album - malgré un très mauvais à priori – il m’a fallu reconnaître qu’au bout de quelques jours, elle ne m’avait laissé aucun souvenir particulier, et que j’avais même beaucoup de mal à me souvenir de ce dont il été question… Plutôt révélateur, comme sentiment. 

6/10 Si ma notation avait suivi d’assez près la lecture de cet album, elle aurait probablement gagné un ou deux points. Le style est attrayant, le scénario plutôt bien ficelé… Mon seul regret, et pas des moindres, est donc d’avoir mis un quart d’heure à essayer de me souvenir de l’histoire quand il m’a fallu la chroniquer, une semaine après. Une bd de qualité, mais qui est loin de laisser un souvenir… impérissable.

Cyrielle...

Publié dans Critiques BD

Commenter cet article