Fiche n° 760 : Les Furies de l'Academ (Codex Aléra 2) de Jim Butcher

Publié le par Librairie CRITIC

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Résumé :
Depuis des siècles, les habitants d’Aléra s’aident des furies – les forces élémentaires de la terre, de l’air, du feu, de l’eau, du bois et du métal – pour protéger leur monde des agressions.
Mais nulle furie ne peut les sauver des dangers qui les menacent de l’intérieur. Une mystérieuse attaque venue de par-delà l’océan a affaibli le Premier Duc. S’il perd le trône, une sanglante guerre civile sera inévitable. La responsabilité de parer les tentatives d’assassinat et les trahisons au sein du cercle d’espions du Premier Duc retombe sur les épaules de Tavi, le seul homme dépourvu de furies…

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Mon avis :
Une suite dans la continuité… avec un « p’tit mieux » ; voilà le sentiment général qui nous cueille à la sortie des Furies de l’Academ, second tome de l’autre série de Butcher. En effet, après deux volumes, on ne peut s’empêcher de penser qu’elle ne sera jamais autrement considérée.

Ainsi, Butcher n’a pas cherché à bouleverser son Codex Aléra. Ce dernier nous évoque toujours Eddings et Anthony et désormais, Rowling, Canavan et tous ceux qui ont mis en scène des magiciens/sorciers à l’école de magie. Le petit Tavi a bien grandi – puisque ce sont près de deux années nous séparent de la conclusion des Furies de Caldéron – et est rentré àn l’école comme le lui avait promis le Premier Duc. Pour autant, si sa voix a muté, si sa pilosité s’est étoffée, si sa taille a presque doublé, bref, si notre Tavi est dorénavant un adolescent, cette ellipse n’a pas permis à notre academ d’acquérir les pouvoirs tant désirés. A ce titre, Tavi semble s’être résigné à son sort (sic !) et a (enfin) décidé de prendre sa vie en main, de compter sur ses capacités, et c’est un vrai plaisir qu’on le voit se dépatouiller entre cours et intrigues de cours. Sa débrouillardise et son intelligence ne seront pas de trop pour sortir Aléra du mauvais dans lequel elle semble s'être engagée…

Oui, Tavi a grandi, et avec lui, certains personnages secondaires. L’auteur des Dossiers Dresden a enfin réussi à leur donner de l’épaisseur, et si ceux-ci souffrent toujours de la comparaison avec ceux, inoubliables, de sa série-phare, ils n’en demeurent pas moins sympathiques et amicaux. Les anciens comme les petits nouveaux.

Dans ce deuxième Codex, Butcher a développé trois arcs, trois histoires qui filent comme des flèches, sans temps mort, sans longueur notable, jusqu’à la conclusion du récit. Toutefois, malgré ses « mieux », on peine à espérer que ce Codex Aléra puisse réellement monter en puissance. Trop classique, pour ainsi dire sans surprise, la série ne possède ni l’univers ad hoc ni les personnages adéquats pour monter en puissance. A défaut, on tient entre les mains une série à l’image de ses héros : sympathique, attachante mais déjà vu.

7/10 Comme on le pressentait, Le Codex Aléra, c’est de la high fantasy dans toute sa splendeur, dans ses bons comme dans ses mauvais côtés : 560 pages très classiques mais bourrées d’action à découvrir pour les 14 ans et plus.

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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