Fiche n° 798 : Léviathan de Scott Westerfeld (Avant-Première)

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :

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Résumé :
1914. Aventures et histoire d'amour dans une Europe réinventée.
À l’aube de la Première Guerre mondiale. D’un côté, les darwinistes (Anglais, Français), adeptes du tout biologique et rois de la manipulation génétique. De l’autre, la civilisation ultra-mécanique, les clankers (Allemands, Autrichiens.) La guerre éclate avec l’assassinat de l’Archiduc François-Ferdinand. Alek, son fils, menacé lui-aussi de mort, prend la fuite sur un robot de combat bipède bardé de mitrailleuses. Il réussit à rejoindre la Suisse et se cache dans un vieux château en ruines. Pendant ce temps, la jeune Écossaise Deryn Sharp, orpheline, s’habille en garçon et se fait engager dans l’Air Service (forces aériennes britanniques.) Après un premier vol d’essai mouvementé aux commandes d’une méduse volante, elle rejoint l’équipage du Léviathan, sorte de baleine géante gonflée à l’hydrogène. À son bord, un chargement biologique, classé secret défense. Ils volent vers Constantinople, mais les Allemands les attaquent et le Léviathan s’écrase dans les Alpes.

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Mon avis :
Que Léviathan soit – sauf coup de théâtre – le livre jeunesse de l’année n’est pas une surprise. Avec Uglies, Scott Westerfeld avait mis tout le monde d’accord ; les ados peuvent aussi lire de la SF intelligente pour peu qu’elle soit rapidement prenante. Aussi, quand l’auteur australien annonce s’attaquer au steampunk – que d’aucuns disent morts, on ne peut que s’en réjouir.

Côté plume, les habitués de l’écrivain ne seront pas pris au dépourvu ; il s’en tient au strict minimum au niveau des descriptions, avec juste ce qu’il faut pour donner corps à son univers, pour créer une ambiance. Ni longueur ni temps mort à déplorer. Westerfeld nous raconte une histoire – ou plutôt, il nous la conte. Dans Léviathan, il y a un peu de ce bonheur que vous avez peut-être ressenti à la lecture d’un Jules Vernes, ce mélange réussi de l’Aventure et de la science-fiction, avec ces personnage un peu naïf, un peu guindé, un « peu beaucoup guidé » par des rêves fous. Ce n’est pas les illustrations intérieures qui évoquent les dessins de l’immense Robida qui vont contredire cette impression.

Côté histoire donc, il réécrit la première Guerre Mondiale en imaginant que les allemands ont misés sur le côté technologique tandis que les anglais et leurs alliés ont préféré adopter les doctrines darwinistes. Quand d’immenses chars qui rappellent certains méchas tirés de manga japonais affrontent un bestiaire  tout à la fois fabuleux et monstrueux (China Mieville n’est pas loin), on obtient un steampunk jouissif, passionnant et spectaculaire. Léviathan, c’est un peu comme si Steamboy avait eu un scénario…

9/10 Embarquez pour le Léviathan, embarquez pour une histoire alternative où des méchas affrontent des monstres de légendes. Tout à la fois meilleur steampunk depuis longtemps et meilleur roman jeunesse de l'année, Léviathan vous emportera au bout de la nuit.

Simatural

Publié dans Critiques SF

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Meor 14/10/2010 23:42


Bon. J'suis en plein dedans là. Il m'a eue, mais eue. Je savais que j'allais adorer mais Tazz, hein ? Comment ne pas crier au génie ?
:D
:)