Fiche n° 741 : No Hero de Ellis et Ryp

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :

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Résumé :
Il y a quarante ans, un groupe de justiciers est né. A leur tête, un homme, et surtout une drogue, le FX7, capable de leur conférer d'incroyables aptitudes. Mais un tel pouvoir ne va pas sans responsabilités... ni sans dangers.
Vous voulez être un super-héros ? Mais à quel point ?

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Mon avis :
Après le très bon Black Summer, le tandem Ellis/Ryp remet ça avec No Hero.
Au programme, une équipe de super-redresseurs de torts créée par l'absorption d'une mystérieuse substance, le FX7, pendant les psychédéliques années 60 et leur souffle libertaire sur la société occidentale. Adulés par le public et s'affranchissant rapidement des autorités, ces surhumains ont modifié le cours de l'Histoire en dispensant une justice morale à défaut d'être légale. Quarante ans et quelques changements de nom plus tard, la super-équipe, gérée comme les Village People (membres interchangeables et remplaçables à l'insu du public), est brutalement visée par une série d'attaques. Ses membres meurent les uns après les autres si bien que le docteur Masterson, découvreur du FX7 et fondateur de l'équipe, décide d'y intégrer du sang neuf en la personne de Josh Carver. Le jeune vigilant, qui a tout fait pour attirer l'attention du docteur Masterson, va découvrir, avec l'absorption du FX7, l'envers du décor du job de super-héros.

Impression mitigée après la lecture de ce nouveau Warren Ellis et sentiment de remâchage.
Rien n'est vraiment mauvais dans No Hero mais rien de neuf non plus, bien au contraire.
On est en plein dans une histoire du genre " Who's watching the watchmen ? " traitée à la sauce Ellis, c'est à dire de manière irrévérencieuse et violente. Watchmen et The Autority période Millar ont déjà largement usé cette corde.
On peut faire le même reproche à la partie graphique de Ryp. Les qualités et défauts présents dans Black Summer sont toujours là. Le trait est ultra sinueux, visqueux et gore, les visages sont toujours aussi mal faits et la mise en couleur est toujours celle des studio Avatar, sans la moindre subtilité.

Ce qui sauve ce titre au final, c'est son dernier tiers. Je ne vais pas spoiler mais le virage final laisse sur le postérieur le lecteur qui commençait à bailler. Le récit convenu jusque là vire à un gore plus que malsain, tendance production d'Avatar Press période 1995 justement, à la limite de l'écœurement. Franchement, j'aurais préféré avoir ça depuis le début, au moins ça aurait eu le mérite de se démarquer des sorties comics adultes de ces dernières années.

6.5/10 Pas mauvais mais pas folichon non plus, ce No Hero. Ellis carbure à l'ordinaire ces derniers temps et c'est bien dommage.

Winter

Publié dans Critiques BD

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