Fiche n° 736 : Le Trône de l'Anneau Monde (L'Anneau-Monde 3) de Niven et

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :

L'Anneau-monde, la plus incroyable des créations jamais rencontrées par l'homme, abrite des technologies extraordinaires, des myriades d'espèces humanoïdes et des secrets fascinants.
Trois êtres de légende, l'humain Louis Wu, le Marionnettiste, et Acolyte, le fils de Chmeee le Kzin, vont se retrouver une nouvelle fois pour le défendre. Des vaisseaux en approche sont détruits avant d'avoir pu se poser sur l'Anneau-monde. Aujourd'hui, l'Anneau lui-même semble avoir besoin d'un Protecteur... Qui prendra place sur le Trône de l'Anneau-monde ?
Dans plusieurs falans, l'anneau va percuter le soleil.
Mais je jure que je vais l'en empêcher, ou que je mourrai en essayant.

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Mon avis :

Bon, c'est pas une nouveauté, mais pourquoi ne pas en parler un peu ?
L'Anneau-Monde est après tout un cycle majeur de la SF qui, il faut bien l'admettre, a perdu de sa superbe au fils des années en France, tandis que d'autres cycles classiques continuaient leur bonhomme de chemin (Fondation d'Asimov, Histoire du Futur d'Heinlein, etc.).

Le Trône de l'Anneau-Monde fait suite directe ou quasi aux Ingénieurs de l'Anneau-Monde, un tome, en termes de qualité, déjà inférieur au premier. Celui-ci se situe dans la continuité. On est ravis de retrouver Louis Wu, Chmee le Kzin, ou encore le Marionnettiste. Coincés sur l'Anneau, surveillés de près par le subtil et dangereux Marionnettiste, Louis Wu et Chmee vont encore vivre de nombreuses aventures.

Pas grand chose à redire. Le plaisir de retrouver des personnages aimés est toujours là ; on se méfiera quand même de la traduction qui nous est infligée par Mnémos, un véritable saccage qui commence page 1 avec une coquille (interrgation au lieu d'interrOgation), et une succession de maladresses tant stylistiques que de fautes de goût : comme ne pas traduire "no way" et le planter là au milieu d'une phrase - ça sert à quoi ? A faire plus djeunz ? Bref, la lecture est semée d'embûches éditoriales, c'est parfois un calvaire, mais le lecteur amoureux du cycle s'accroche et il a raison. Il retrouve le plaisir d'une hard-science pas trop hard et d'un univers toujours aussi grandiose qui génère du sense of wonder. Voilà, on ne peut qu'être émerveillé par certaines pages (trop rares cependant), même si l'ensemble de l'intrigue n'est pas des plus recherchées. On se balade sur cette grande construction, avec le plaisir simple, parfois, du promeneur.

7/10 Si le cycle a nettement perdu de sa superbe comparé au choc de lecture que pouvait provoquer le légendaire premier volume, on en reste pas moins de temps en temps ébloui par la force grandiose qui se dégage encore de cet immense artefact mystérieux. La balade, si elle n'est pas toujours aisée, est plutôt agréable. Un cycle à conseiller. Et pour prolonger le plaisir des espaces grandioses, on pourra toujours jeter un oeil très attentif du côté d'Orbitville de Bob Shaw ou du cycle d'Omale de Laurent Genefort (bientôt réédité chez Denoël).


L'ex c'ici et d'à Côté

Publié dans Critiques SF

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