Fiche n° 718 : Avant minuit (Belleville story 1) de Malherbe et Perriot

Publié le par Simatural

Couverture :
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Résumé :
L'histoire se joue en une seule nuit, dans les profondeurs du quartier le plus cosmopolite et populaire de la capitale française : Belleville. Freddy est l'homme de main d'un maquereau et petit truand. Ce soir-là, ils croient livrer des téléviseurs tombés du camion. Mais, en lieu et place du chargement, ils découvrent un groupe de clandestins chinois. Pendant ce temps, à l'aéroport de Roissy, un Chinois d'âge mûr débarque et demande à un taxi de le conduire à Belleville. On lui a demandé de retrouver une jeune compatriote arrivée dans le quartier et dont la famille est aujourd'hui sans nouvelles. De fil en aiguille, Freddy se trouve chargé de liquider cet homme. La nuit sera longue, très longue...

Informations complémentaires :  Ici

Mon avis :
Belleville Story, ce sont de grandes cases qui accouchent d’une ambiance polar, celle d'un quartier où se croisent des putes, des gangsters, des flics verreux, des sans-papiers, des maquereaux, etc. De fait, Belleville n'a rien à envier au Chinatown des films de mafieux ; ça grouille de partout, ça vit, ça baise et ça tue.


Belleville Story, c’est un début qui prend son temps. On suit deux histoires. Celle d’un chinois un peu cinglé fraîchement débarqué à l’aéroport de la capitale. Et surtout, celle de Jadzec, un petit malfrat qui enchaîne les jobs illégaux dans l’espoir de s’en sortir, et qui sait, peut-être, de sortir d'un bordel une femme qui ne le laisse pas insensible. Deux histoires amenées à se croiser lorsque le second est chargé de buter le premier.

La bande dessinée des auteurs de Taïga rouge se déroule dans les quartiers malfamés parisiens, là où les gens regardent vers le haut, là où l’argent semble irrémédiablement les tirer vers le bas. Et si le dessin manque parfois de dynamisme (véritablement le défaut de la bd)  et dessert, par exemple, les scènes d’action, il sert à merveille l’atmosphère de ce polar où se rencontrent idéalement gris-béton, noir-nuit et rouge-sang.


L’autre défaut tiendrait à ce début timide, trop timide diront certains. Bien qu'elle se déroule sur une seule nuit, l’histoire s’accélère de façon un peu tardive, il est vrai, mais les 30 dernières pages sont un vrai régal, et l’on ne peut qu’attendre la suite et fin (oui, c’est un diptyque, j’avais oublié de vous le dire !) qu’avec une impatience difficile à contenir.


8/10 Le polar et les éditions Dargaud, c’est décidément une affaire qui roule. Après Blacksad, Jazz Maynard et Ken Games, voici une nouvelle (courte) série qui, sans être au niveau de ses aînés, promet une suite et fin en apothéose.

 

P.S. : A noter que cette histoire a été adaptée dans un téléfilm diffusé en mars dernier sur Arte.

Simatural

Publié dans Critiques BD

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Commenter cet article

Simatural 26/06/2010 13:00


Oui. Un bon début qui prendra ou non de la qualité au regard de ce qui va suivre... J'ai commencé à rédiger ma critique ; elle paraîtra début juillet. :-)


C... 26/06/2010 10:44


Polar, Dargaud... t'as lu Metropolitan ?