Fiche n° 712 : Batman - Minuit à Gotham de Niles et Jones

Publié le par Winter

Couverture :
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Résumé :
Au sommaire de cet album, les douze épisodes de la maxi-série Batman: Gotham After Midnight écrite et illustrée par les maîtres de l'horreur Niles et Jones ! Batman entouré de vampires et de monstres divers et variés... c'est à voir !

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Mon avis :
De vieux adversaires du Chevalier Noir se lancent dans des larcins inhabituels à Gotham.
Rapidement, il apparaît qu'ils travaillent pour un certain Minuit, étrange personnage qui a décidé de faire régner l'ordre à Gotham par la terreur.

Avant la parution de la trilogie Batman : Vampire prévue cet été (Bloodstorm, Bloodrain et Bloodmist) du même Kelley Jones, voilà l'occasion d'une petite mise en bouche avec ce récit inédit par deux auteurs réputés pour leurs univers sombres et horrifiques.

J'ai nommé Steve Niles, surtout connu pour 30 Jours de Nuit et l'immense Kelley Jones.

Hélas, l'affiche prometteuse ne répond pas vraiment à nos attentes.

D'un côté, Kelley Jones est au sommet de son art. Il nous livre une Gotham de cauchemar, sinistre et tortueuse, ivre de folie. Son Batman est conforme à ses précédents travaux sur le personnage : démesuré, plus fantasme qu'homme, à la cape nébuleuse et gigantesque telle une ombre surnaturelle (là, on se dit que McFarlane n'a rien inventé). Les planches, d'une très grande richesse, sont parsemées de détails glauques, de lignes sinueuses. Son style n'admet pas de demi-mesures : on aime ou on déteste. En tout cas, peu d'auteurs le surpassent pour dépeindre la folie et l'angoisse.

De l'autre, Steve Niles n'est pas au mieux de sa forme. Le scénario est franchement plat et convenu, prétexte à faire s'affronter Batman et sa galerie d'ennemis classiques (Scarecrow, Croc, Joker, Catwoman...). Difficile de s'intéresser au nouveau venu, Minuit, un simple vigilant devenu fou, tant ses motivations sont banales. Dans le rôle de l'adversaire rendant la monnaie de sa pièce en tactique et stratégie au Detective de Gotham, on dispose déjà de Hush, personnage avec beaucoup plus d'épaisseur.

En plus d'être peu intéressante, l'histoire est bien trop longue. Là, je pense que la faute en incombe à DC qui a dû imposer cet étalement en 12 épisodes pour rappeler The Long Halloween ou Dark Victory. Si Steve Niles est ponctuellement capable de bonnes choses, il n'est pas Jeph Loeb, loin s'en faut.

6/10. Ce pavé se lit sans déplaisir pour peu qu'on soit sensible au talent de Kelley Jones mais n'apporte strictement rien au Chevalier Noir.

Winter

Publié dans Critiques Comics

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