Partager l'article ! Fiche n° 678 : L'expédition d'Alunys d'Arleston, Melanyn et Cartier: Couverture : Résumé :Dans son laboratoire du Conservatoire ...
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Couverture :

Résumé :
Dans son laboratoire du Conservatoire de Magie d’Eckmül, le sage Alunÿs est fébrile… Après des années de recherche. Il est sur le point de formuler le 14e
Enchantement Majeur qui doit faire de lui une légende parmi les sages et lui permettre de briguer le poste de Vénérable. Mais alors qu’il expérimente son enchantement sur Shepäh, son félin de
compagnie, un accident le laisse intellectuellement diminué. Affublé de l’agaçant Kyslapeth et de la jeune herboriste Marikiri, tous deux apprentis et en stage de fin d’études, Alunÿs se lance
sur les traces du légendaire Krobatridère, le seul qui pourrait lui permettre de recouvrer ses facultés…Une expédition qui les mènera par-delà la mer Furieuse infestée de pirates, jusqu’aux
lointaines et inhospitalières îles de l’archipel Haggatoe, à la rencontre d’une destinée pour le moins inattendue. Quand la grande aventure de Troy devient délicieusement loufoque...
Informations supplémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=36345
Mon Avis :
Ô joie, ô bonheur ! Le monde de Troy, monde ô combien riche et amusant, nous attend après Lanfeust pour bien d’autres aventures ! 11 séries (sans compter
Lanfeust de Troy et Trolls de Troy, qui bien qu’ayant dérivé dans une médiocrité sans nom sont malgré tout à la base de tout ceci ) pour prolonger le bonheur et la félicité d’une planète
déjantée, aux couleurs si originales, aux histoires si variées, aux personnages si hétéroclites… 13 séries donc, dont la première (ordre chronologique du monde de Troy) se situe…4000 ans avant
Lanfeust… qui a dit que Tolkien n’avait pas d’égal pour inventer un monde vaste et cohérent, tant au niveau des personnages que des langues, de l’écriture, des légendes, de la généalogie ?
Sans tomber dans la profusion de détails de la Terre du Milieu, Arleston donne une bonne leçon à tous ces amateurs de fantasy aigris et séniles ! Quelle rouste mes amis ! Nul doute que
ces vieux gâteux y reviendront à deux fois avant de critiquer les jeunes auteurs français plein de talents, et si soucieux de donner vie à un monde qu’ils ont créé. Honni soit qui mal y
pense !
Vous l’avez compris, Soleil fait ici preuve d’un incommensurable talent pour recycler un concept vendeur, à travers une flopée de bd insipides mais tellement accrocheuses ! Lanfeust de Troy
est, à mon avis, une excellente série. Trolls de Troy, les premiers tomes, quand Arleston n’avait pas encore décidé de vendre son âme en refourguant toujours les mêmes histoires lavées et
relavées (mention spéciale à l’épisode en deux volumes, tellement plus pratique pour vendre…), était un concept qui fonctionnait bien. Gnomes de Troy m’a beaucoup fait rire, malgré une inutilité
évidente. Lanfeust des Etoiles fut la première preuve qu’un concept utilisé et réutilisé perd tout son sens, surtout lorsqu’il est réemployé à des fins commerciales. Bon, il va peut-être être
temps de cesser de tergiverser sur l’immense capacité qu’a soleil à sortir des bd sans intérêt mais extrêmement vendeuses, et de parler de cette bd elle-même.
L’expédition d’Alunÿs, c’est l’histoire d’une étudiante au conservatoire d’Eckmül, qui part en expédition avec son professeur un peu fou, afin de trouver un animal capable de traduire
les paroles de son chat, avec qui il a échangé une partie de son esprit lors d’une expérience ratée, et qui détient donc la clé du 14ème enchantement…Bon. D’après la quatrième de
couverture, on doit rire. C’est censé, je cite, être « délicieusement loufoque ». En réalité ce n’est pas délicieux, et certainement pas loufoque dans le sens de drôle, plutôt loufoque
dans le sens inutile, ridicule.
Explications : les dessins sont tout juste médiocres. Aucune fluidité, aucune originalité, du Soleil à son plus bas niveau… Non seulement c’est absolument sans intérêt, mais le dessinateur
n’a rien trouvé de mieux que du graveleux pour rendre cette bd attrayante. L’héroïne dévoile un sein vers la page 30, et finit totalement nue à la page 44. (Pour ceux que ça intéresse au moins
vous n’aurez pas à vous farcir le reste.)
Quant au scénario, c’est d’une platitude, d’un convenu, les personnages sont creux, clichés, inintéressants, dans une aventure qui n’a ni raison d’être ni consistance. De plus, ce n’est
absolument pas drôle. Jamais. Je crois avoir souri une fois à une réflexion du chat, mais je ne suis pas sûr, et je ne veux pas en savoir plus.
Vous l’aurez compris, une bd inutile, qui n’a pour plaire à son public qu’une couverture relativement réussie, et deux ou trois scènes dénudées histoire de bien accrocher le public visé (avec une
finesse digne de Mad Max).
1/10 Pour Soleil qui recycle ses séries vendeuses, pour Arleston qui a définitivement vendu toute parcelle d’honnêteté artistique sur l’autel de l’argent, pour une bd qui ne vaut pas un
clou. C’est nul, ne l’achetez pas.
Etienne
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