Fiche n° 671 : Betty Blues de Dillies

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Couverture :
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Résumé :
Armé de sa trompette “little Rice Duck” s’est taillé une belle réputation dans le Westwood. Ecumant les bars… Ambiances enfumées, Tequila Sunrise, Jazz… et transpirations… Une seule ombre au tableau, c’était Betty… Un putain de caractère trempé dans du champagne à plus de 50$ la bouteille ! ! ! Autant dire que “Little Rice” préfèrerait qu’elle reste au frais… la bouteille aussi !


Informations complémentaires :

http://critic.fr/detail_livre.php?livre=7125


Mon avis :
       Little Rice Duck est un canard trompettiste, se donnant en spectacle dans les bars, c'est son seul gagne pain. La musique, une Tequila sun rise, c'est toute sa vie. Et puis il y a Betty aussi, la fameuse Lady Jazz.

       Un soir de concert, alors qu'il a tout donné sur scène, Betty est partie, séduite par un riche chat d'affaires, et une bouteille de champagne.

       L'histoire commence ici, alors que Rice se rend compte qu'absorbé par sa musique, il a délaissé Betty, et qu'il va tout faire pour la récupérer, allant même jusqu'à noyer l'autre amour de sa vie, sa trompette...

       Betty blues a été à la fois l'album de la découverte et de la consécration de Renaud Dillies, bien avant Bulles et nacelle, Le jardin d'hiver. Avec cet album, il pose les bases de ce qui va faire son succès, ce qui constituera son originalité, sa patte.
Un dessin assez simple, des à plat de couleurs, un découpage brillant de simplicité. Comment ça je me répète ? Oui, R. Dillies, et surtout Betty Blues, c'est un peu l'art de faire passer toutes sortes d'émotions avec quelques traits, quelques ombres, le tout avec toujours 6 cases carrées par pages.

       Mais au delà de ce dessin, la marque de l'auteur, c'est surtout l'ambiance, la mélancolie, et la musique. Ici, comme souvent, la fumée des cigarettes se confond avec les notes d'une partition. Ici on suit l'histoire de ce canard déprimé, de sa quête insensée vers un amour perdu.

       Par rapport à d'autres albums de l'auteur, la force de celui-ci réside dans sa narration, dans son découpage. Un récit construit (à la différence de Bulles et nacelle) qui nous emporte littéralement dans une ambiance enfumée, teintée de jazz. Une histoire poignante qui nous entraine au bord de la mélancolie, quand celle-ci reste agréable, une clope au bec, un air de trompette dans la tête...

9/10 Un album fort, où l'auteur nous montre qu'avec peu de choses, on peut faire des merveilles. Une rupture, un peu de fumée, un air de jazz, et on se laisse embarquer avec plaisir dans le spleen d'un canard trompettiste.

C...

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