Fiche n° 648 : Le chat qui courait sur les toîts de Rodrigue et Hausman

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Couverture :
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Résumé :
Dans un lointain royaume, la naissance d’un prince héritier devait régler tous les problèmes. Mais la nature est parfois facétieuse et le bambin devint un monstre composé d’un humain à tête d’animal changeant au gré des saisons. De grandes précautions ont été prises pour étouffer l’affaire, mais l’enfant finit par s’échapper. C’est au cœur de la forêt que le petit prince protéiforme apprendra à voir au-delà de son reflet..


Informations complémentaires :
http://critic.fr/detail_livre.php?livre=34612


Mon avis :

       Il était une fois, dans un lointain royaume, un jeune prince héritier pas comme les autres. A chaque contact avec un animal, il prend son apparence, ou du moins, son visage. Quel malheur pour un royaume quand le seul héritier du trône est un monstre. Pour sauver les apparences, ses parents, prétextant une étrange maladie, décident de le cacher aux yeux du monde, et de commencer son éducation, isolé de tous.

       Des années à lire, seul dans sa chambre, sans voir personne, ni même son propre reflet. Mais le temps passe, et la vigilance des serviteurs s'estompe. Quand l'un d'eux lui fait servir son repas dans une assiette en métal, celui-ci découvre alors sa véritable apparence. Pris de panique, il s'enfuit dans les bois, où il va être recueilli, sur une petite île au milieu d'un lac perdu, par un vieil hermite, fasciné par ses mutations...

       Là, grâce à cet homme, le jeune prince va apprendre à vivre avec sa malédiction, à s'accepter. Le chat qui courait sur les toîts est donc un petit conte sur l'acceptation de soi, sur la tolérance, chargé de mystère et de poésie.

       Graphiquement, c'est tout simplement superbe. Entièrement réalisées à l'aquarelle, chacune des planches est un émerveillement. On se laisse porter avec bonheur dans ce monde étrange, au sein de cette fable déroutante. 

       Le problème pourtant, c'est que l'histoire en elle-même manque parfois de magie. C'est beau, c'est touchant, intrigant, mais passée l'introduction, tout va vraiment très vite, sans qu'on puisse réellement s'attacher à qui ou à quoi que ce soit. 

       Résultat, on reste sur sa faim, comme deçu que l'histoire ne soit pas à la hauteur de l'aspect graphique. Alors bien sur, tout n'est pas à jeter, on retrouve tout un tas de références au théatre ou  à la littérature classique qui apportent une réelle richesse supplémentaire à l'histoire, mais rien n'y fait, la déception reste présente, et de plus en plus à mesure que l'on avance. On pourra pourtant sourire en découvrant la dernière page, ou tout simplement se dire qu'on l'avait senti venir dès la troisième page...


6/10 Un petit conte sur un prince héritier polymorphe malgré lui, dont l'histoire n'est malheureusement pas à la hauteur de l'ambiance et du graphisme exceptionnels.

C...

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