Fiche n° 639 : Mauvaise orchestration (Le cahier à fleurs 1) de Galandon et Nicaise

Publié le par Etienne

Couverture :
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Résumé :

Paris, 1983. Le concert d’un jeune violoniste turc est interrompu par le malaise d’un spectateur.
Alors que les secours sont attendus, le vieillard prononce quelques mots qui attirent l’attention du musicien. Dès le lendemain, il se rend au chevet du vieil homme. Dikran Sarian se lance alors dans un long récit : celui du premier génocide du 20è siècle, le génocide arménien.

Informations complémentaires :
http://critic.fr/detail_livre.php?livre=36369

Mon Avis :
Lorsque j’ai ouvert cette BD, je n’avais aucune idée de quoi cela pouvait bien parler. Ni lu le résumé, ni entendu parler. Bref, aucun à priori.

Donc je me lance, j’entame la lecture, et voilà. Résultat : je déteste les dessins. Comme ça c’est dit. Les couleurs sont fades, les traits maladroits, bref c’est absolument sans intérêt sur le plan graphique. Ce qui m’a le plus déplu je crois c’est le traitement graphique de la violence. Parfois victime d’une espèce de retenue peureuse, parfois affichée, tout cela manque de cohérence.

Scénaristiquement, le parti pris m’a tout de suite énervé.  Je ne remettrais évidemment jamais en cause le génocide arménien, et la position de la Turquie à ce sujet est bien plus que scandaleuse. Mais était-ce nécessaire de faire tout ce pathos, ces grandes phrases parachutées qui ne servent à rien ? Je déteste les émotions lorsqu’elles sont bancales, mal maîtrisées… Certains auteurs maîtrisent parfaitement l’émotion mesurée, tels Chabouté, mais là rien, le courant ne passe pas.

Que rajouter de plus ? Cette BD se lit bien, ce n’est pas la bouze du mois, mais le courant ne passe pas, dommage.


3/10 Une BD fade, sur un sujet qui aurait pu donner quelque chose de cohérent, mais là rien, l’émotion ne passe pas, les dessins sont simplistes, en résumé une lecture décevante.

Etienne

Publié dans Critiques BD

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