Fiche n° 573 : Le Serpent d'Angoisse de Roland C. Wagner

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Grâce au semen of gods, riches et puissants peuvent désormais vivre leurs fantasmes les plus fous au sein de réalités virtuelles créées par un groupe de télépathes. Tout serait parfait dans ce paradis artificiel si un élément incontrôlable ne parvenait à s’immiscer dans les séquences mentales et à tuer les clients de la Telepathic Trips Organization, qui exploite la psychosphère.
 
Au dehors, la révolte gronde. Le peuple prend les armes contre les élites avec un seul mot d’ordre :
« Destroy The American Dream ! »

Informations complémentaires :
à venir

Mon avis :
Quelle bonne idée que la réédition du Serpent d’Angoisse, prix Rosny Aîné 1988.

« L’Amérique rêvait. Mais son rêve tournait au cauchemar. »

Pour qui connait un peu l’œuvre de Roland C. Wagner, on retrouve nombre de thématiques récurrentes (le rêve américain, les pouvoirs psy, etc.) mais aussi son style inimitable, entre descriptions utiles, critiques sociales et politiques et humour froid. Découpée en courts chapitre, cette intrigue apocalyptique qui peut de prime abord apparaître comme éclatée prend vite sens au fur et à mesure que les fils se rejoignent et que l’auteur distille çà et là quelques explications bienvenues sur l’histoire de son monde ou de ses personnages. Rapidement, on devient accroc…

Plus de vingt ans après sa première publication, Le Serpent d’Angoisse n’a que trop peu vieilli : les sujets d’inquiétudes de l’époque sont toujours ceux d’aujourd’hui, si ce n’est  qu’ils s’en retrouvent –pour la plupart - aggravés.

Car le serpent d’angoisse, c’est l’Amérique et, à travers elle, notre monde actuel. Du serpent qui se mord la queue au pays mourant et angoissé qui ne saisit pas pourquoi tout va de travers, ce court roman dresse le constat alarmant d’un monde à la dérive. Et si les télépathes tueurs et les mondes virtuels ne sont pas encore des réalités – quoique pour le second, cet avenir sombre n’est pas si décalé et hors de propos que l’on aimerait à le penser.

8/10 Une jolie porte d’entrée sur l'oeuvre de l’un de nos plus grands auteurs. Lisez Le Serpent d’Angoisse, puis enchaînez avec Le Chant du Cosmos, La Saison de la Sorcière et tous les autres.

Simatural

Publié dans Critiques SF

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