Samedi 27 mars 2010
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Couverture :
Résumé :
Les affaires ne vont pas fort. Elles sont même en arrêt maladie ! Chicago devrait regorger d’affaires juteuses pour le seul magicien de l’annuaire, et pourtant, l’agenda d’Harry est aussi
vide que le crâne d’un zombie. Ah, enfin un meurtre ! Enfin, si on peut dire… La police a besoin d’Harry pour élucider un cas très particulier : un corps en charpie, d’étranges empreintes griffues,
la pleine lune… ça ne vous dit rien ?
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=35827
Mon avis :
Les Dossiers Dresden, c’est de la bit-lit…
Sauf que l’héroïne a des couilles.
Et l’auteur du livre aussi.
Deux détails qui changent tout.
La bit-lit, c’est de la romance sur fond de fantasy urbaine. Les Dossiers Dresden, c’est de la fantasy urbaine avec un brin de romance. Un jeu sur les mots qui marque une différence fondamentale
entre deux genres : celui des Dossiers Dresden, la fantasy urbaine et celui de la bit-lit. Ainsi, dans l’oeuvre de Butcher, l’intrigue amoureuse n’écrase jamais l’histoire principale et se révèle,
tout au plus, comme une trame mineure. Aussi, si la bit-lit vous insupporte, si vous pensiez que la fantasy urbaine, ce n’était pas pour vous, essayez donc la série de Butcher, elle pourrait bien
vous faire changer d’avis.
Le titre ne s’en cache pas : notre pauvre Harry va se retrouver aux prises avec des loup-garous en tous genres. Dans l’univers imaginé par Jim Butcher, ces monstres allergiques à la pleine lune se
déclinent en de multiples catégories que je ne dévoilerai pas ici pour ne pas gâcher la surprise. Car non content de composer des tonnes de bonnes idées, l’auteur américain reprend les
développements du premier tome qu’il pousse un peu plus loin, toujours avec cohérence ; à commencer par des personnages secondaires – presqu’exclusivement des femmes. Il continue ainsi de forger
patiemment un univers qui pourrait ne pas avoir d’équivalent dans le genre.
Concernant Harry, le mystère s’épaissit – de manière un peu artificielle il est vrai. Les ficelles sont parfois très grosses mais elles fonctionnent … et l’on a vraiment VRAIMENT très envie de
connaître l’identité de sa mère, l’histoire de son mentor ou encore le secret autour de sa première conquête amoureuse...
A plusieurs reprises, la désagréable impression de voir l’auteur réutiliser des phrases telle quelle se fait sentir. Pourtant, loin de créer un sentiment de frustration, ces répétitions instaurent,
au contraire, une complicité avec le lecteur. Des private jokes, en quelque sorte, que seul le lecteur averti peut relever et apprécier à sa juste valeur.
Les quelques facilités scénaristiques mises à part (reproche que l’on pouvait déjà faire à l’encontre du premier), ce second tome est à tous niveaux mieux maîtrisé et plus jouissif que le
précédent.
7,5/10 Les Dossiers Dresden, c’est de la bit-lit sans les défauts de la bit-lit, c’est de la fantasy urbaine mâtinée de policier, qui se lit vite, s’oublie rapidement et se relit, encore
et toujours avec un appétit de loup-garou un soir de pleine lune.
Simatural
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