Fiche n° 546 : Les Vestiges de l'Aube de David S. Khara

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Manhattan est en proie à une mystérieuse vague de meurtres. Barry Donovan, flic New Yorkais dévoré par le désespoir, mène une difficile enquête. Au détour d’un salon de discussion sur Internet, il fait la connaissance de Werner. Personnage passionnant et hors du temps, il se révèle un ami bien peu commun…
Ce thriller fantastique marque le début des aventures de Werner Von Lowinsky. Des collines de la Virginie au cœur de Manhattan, de la guerre de sécession à nos jours, on se laisse emporter par le flot hypnotique du premier roman de David S. Khara.
En compagnie du plus humain des vampires, découvrez les secrets enfouis dans les Vestiges de l’Aube.

Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=36734

Mon avis :
Si l’on devait saluer le travail d’un éditeur au niveau des auteurs francophones, Rivière Blanche serait sans aucun doute en pôle position ; un dynamisme bienvenu que n’a pas manqué de couronner le prix Bob Morane 2010. Aussi personne ne sera étonné si je vous annonce que, dans la livraison mensuelle, se cache un excellent thriller fantastique…

Dans un domaine où les anglo-saxons règnent en maître, David S. Khara débarque avec un savoir-faire étonnant et une fraîcheur certaine dans un premier roman qui se déroule sur leur terrain : Manhattan. Les Vestiges de l’Aube, c’est d’abord une formidable histoire d’amitié naissante. Alors que l’on croyait à tout jamais les vampires destinés à des love story avec des adolescentes, l’auteur français prend le contrepied des tendances actuelles et raconte une histoire de mecs, un inspecteur et un vampire, de deux solitaires rapprochés par un drame similaire. Cette relation au demeurant très réussie et complexe constitue indéniablement le point fort du roman.

Mais que serait un thriller sans une plume accrocheuse qui incite à toujours tourner une page de plus ? Oui, au fait, c’est quoi pour vous, un bon thriller ? Un livre que l’on ne lâche pas. Une écriture fluide et enlevée. Une enquête haletante. Une préface de Serge Letendre. Les Vestiges de l’Aube possède toutes ses qualités, y compris la dernière (ce dont certains classiques du genre ne peuvent pas se targuer). A ces satisfactions stylistiques et littéraires se rajoute un sérieux travail de documentation, notamment au niveau de la guerre de sécession.

C’est au niveau de l’enquête policière que le bât blesse ; trop linéaire dans son déroulement, elle est un peu trop vite reléguée au second plan avant de revenir en force dans le dernier quart du roman, un dernier quart un cran au-dessus du reste, un dernier quart qui ne peut se lire qu’en une seule fois. Hormis cette imperfection que l’on peut mettre sur le compte de la jeunesse, on est bien en peine de prendre ce premier roman en défaut, voilà peut-être le plus prometteur pour la suite… car oui suite il y aura.

7,5/10 Après l’épilogue, deux certitudes pointent le bout de leur nez : Les Vestige de l’Aube n’est que le premier épisode d’une série prometteuse mais il augure surtout d'une belle carrière. A lire !

Simatural

Publié dans Critiques Fantastique

Commenter cet article

silvi 12/05/2010 22:05


un premier roman à découvrir, vivement la suite


Adèle 02/04/2010 20:05


Merci à ce cher David Khara pour ces instants de plaisir ! Connaissant l'auteur, j'ai même eu quelques précisions, son avis, et je voulais ajouter que Mr David S. Khara est un homme très agréable
et sympathique.
Je conseil ce livre à tous ceux qui hésitent et même à ceux qui n'hésitent pas d'ailleurs...
Merci
Bonne continuation


Simatural 31/03/2010 15:23


Prochain texte de l'auteur aux éditions Critic ! Je suis en train de le lire et c'est un régal, un cran au-dessus des Vestiges à mon avis ! RDV en septembre !


Darksider 28/03/2010 14:06


Ce roman débarque de nulle part et m'a collé une gifle de bout en bout. Seul reproche : un peu court. Mais quelle leçon d'écriture et de rythme !
La fin est redoutable, impossible à lâcher avant de tout savoir. Et l'épilogue est tout simplement cruel et jubilatoire...
Y a plus qu'à attendre le 2.