Vendredi 19 février 2010
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Couverture :
Résumé :
La lune va se décrocher du ciel britannique et personne ne le sait qu’une poignée d’hommes bien décidés à garder le secret jusqu’au bout. Parmi eux un éleveur de poules qui appartient à la race de
ceux qui survivent aux catastrophes : c’est ce survivant sans grandeur qui va nous raconter la plus terrible histoire vécue par le monde occidental et la consigner dans un manuscrit fantastique que
les hommes du futur baptiseront Hopkins.
Dans la lignée d’un Wells, ce maître dans l’art d’inventer des fables pour faire réfléchir ses contemporains, mais avec une ironie, un sens du comique qui ne sont qu’à lui, R.C. Sherriff a composé
le plus saisissant et le plus original des romans apocalyptiques. Ce chef-d’œuvre de la science-fiction anglaise, qui a influencé Aldiss ou Wyndham, a été salué par les maîtres du genre, dont
Michael Moorcock qui en signe la préface inédite.
Un livre qui vous fera regarder la lune bien différemment…
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=34873
Mon avis :
Il y a des fois ou la fantasy et la science-fiction commencent à nous passer par-dessus la tête ; la faute à cette régulière course à la production, à cette impression de lire la même chose
régulièrement. Pas que ce soit mauvais, loin de là (ce qui arrive quand même hein ;o)) ; mais on en oublie certains textes qui méritent le détour. Et là tada L'Arbre Vengeur arrive et nous dégotte
de petites perles : cette fois, c'est un texte de R.C. Sherriff, original et étonnant ; un texte qui a inspiré quelques-uns dans plus grands noms du genre.
Le monde tel qu'on l'a connu a disparu, : une catastrophe a fait basculer l'ordre établi, l'occident au profit de l'orient. Le temps a passé et les peuples d'orient cherchent de nouveau à connaître
le passé de l'occident, mais bien peu de choses subsistent... Sauf un manuscrit miraculeusement retrouvé intact : Le Manuscrit Hopkins qui, malheureusement, ne relate que les élucubrations d'un
petit bougeois anglais éleveur de poule. Ce récit très égocentrique rapporte tout de même les derniers instants d'une civilisation en pleine possession de ces moyens. Bien entendu, vous l'aurez
compris, c'est ce manuscrit qu'il nous est ici proposé de lire.
Certes il y a des longueurs, mais dans l'ensemble, on se laisse emmener dans l'univers banal de cet homme simple confronté à l'inéluctable et à l'horreur d'une fin annoncée. Il s'agit d'un récit
apocalyptique que Michael Moorcock salue dans la préface comme l'un des classiques importants de la littérature de science-fiction. On y retrouve l'art anglo-saxon du récit catastrophe bien
maitrisé. Ce texte paru en 1939 a sans doute été inspiré par les allemands qui frappaient déjà aux portes.
7/10 Un très bon roman qui malgré ces qualités certaines n'évite pas de longs passages descriptifs quelque peu monotones. Et puis retransposons ce roman en son temps et avouons que le
plaisir est là et l'originalité aussi. Voilà un texte qui peut amener les non-amateurs sur les dangereux sentiers de la science-fiction.
Eric
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