Fiche n° 517 : X-Men Noir de Van Lente et Calero

Publié le par Winter

Couverture :
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Résumé :

Après Spider-Man, c’est au tour des X-Men d’expérimenter l’étonnante gamme Noir de la Maison des Idées. Ces mini-séries revisitent l’univers Marvel façon film noir. L’action se déroule dans les années 30. Charles Xavier est un psychiatre dérangé qui entraîne de jeunes mutants à commettre des crimes. Une de ses élèves est assassinée et c’est le chef de la police Eric Magnus (Magnéto) qui prend en charge l’affaire. Mais Magnus joue sur plusieurs tableaux, puisqu’il est aussi un boss de la mafia aux prises avec un concurrent. Ambiance glauque, intrigue complexe et personnages tout en demi-teinte, tous les ingrédients du polar sont au rendez-vous dans ce récit scénarisé par Fred Van Lente (Incredible Hercules, Marvel Zombies) et mis en images par Dennis Calero (X-Factor, Legion of Super Heroes).

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Mon avis :
       Je suis souvent circonspect avec les récits comme la ligne Noir qui reprennent une licence connue pour la revisiter. Partant d’une base neuve, ils devraient pouvoir contenter un néophyte qui n’aurait pas à se farcir 60 ans de continuité pour tout comprendre. Mais un des grands intérêts de l’exercice est de repérer les variations avec les modèles d’origine, d’où une nécessaire connaissance de l’univers original pour apprécier la substantifique moelle de l’ouvrage. Si le résultat de ce genre d’exercice narratif est souvent assez bancal, X-Men : Noir ne s’en sort pas si mal.

       Le contrat du Noir est en grande partie respecté par la partie graphique de Denis Calero. Son New-York de 1937 n’est pas sans rappeler Gotham City, les zeppelins accrochés aux gratte-ciels en plus. Le trait est honnête sans plus (la caractérisation des visages n’est pas le fort de l’artiste) mais la mise en couleur est parfaitement dans le ton et contribue beaucoup à l’ambiance.

       Le récit est une course-poursuite somme toute classique pour trouver le fameux meurtrier de Jean Grey mais Fred Van Lente est malin et maîtrise franchement ses références. D’ailleurs, il vous en faudra pas mal pour bien apprécier les sinuosités de l’histoire. Sans cela, le scénario vous semblera bien fade et sa conclusion vous apparaîtra comme abusant d’un deus ex machina facile, ce qui n’est pas le cas. Les connaisseurs de l’univers Marvel apprécieront quant à eux l’usage que fait l’auteur des personnages des aventures des X-Men ainsi que les multiples petites références qui parsèment le récit (la compagnie de zeppelins Pryor pour ne citer que ça). Dernier point positif et pas des moindres : Wolverine n’est pas un élément essentiel du récit ! Incroyable dans un titre estampillé X, n’est-il pas ?

6/10 Ce n’est pas le comic du siècle mais là où on pouvait s’attendre à un ratage complet, on a droit à un récit roublard qui utilise intelligemment l’historique de Marvel. Un bon niveau de connaissance de l’univers original est par contre nécessaire pour apprécier le récit et sa conclusion à sa juste valeur.

Winter

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