Fiche n° 488 : La Gloire du Gobelin (Jig le Gobelin 2) de Jim C. Hines

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :

Gloire à Jig Tombedragon.Sa main est ferme, son œil précis.Gloire à Jig Tombedragon.Traitez-le bien ou il vous tuera aussi.On l’appelle désormais Jig Tombedragon. Et ça l’embête. Les ogres demandent son aide contre un mystérieux envahisseur qui menace toute la montagne, Véka la gobeline voudrait devenir apprentie sorcière sous sa conduite… Impossible de rester tranquille à la tanière. Voilà notre aventurier malgré lui de nouveau embarqué dans une drôle de galère.

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Mon avis :
Près d'une année s'est écoulée depuis les fâcheux évènements du premier tome qui ont vu Jig devenir un héros : Jig Tombedragon comme on l'appelle désormais. Cependant, Jig n'a pas vraiment lieu de se réjouir de son nouveau statut puisque 1) chez les gobelins, les héros, c'est comme les vaccins, la seule raison pour laquelle on ne les mange pas, c'est parce que ça peut être utile pour lutter contre la maladie (Jig dispose en effet de compétences en médecine) 2) les héros ne font pas de vieux os.

Aussi, lorsque les ogres viennent lui demander son aide, Jig flaire les ennuis. Mais après avoir compris que répondre par la négative à un ogre pouvait raccourcir de façon drastique sa durée de vie, Jig accepte -bien malgré lui- de se lancer dans une nouvelle mésaventure qui -il est en sûr- va mal finir.

Et comme une mauvaise nouvelle ne vient jamais seule, des compatriotes décident de se joindre à lui ; ainsi Grell, la probable doyenne de la caverne, Braf, le parfait soldat (comprendre "grand, fort et bête") et Vékà, une gobeline qui a lu bien trop de livre sur l'héroïsme pour son propre bien ... et celui des autres, l'accompagnent. Heureusement, Jig peut toutjours compter sur sa fidèle araignée-flamme Titache et Tymalus Etolombre, son dieu personnel oublié (sans aucun doute pour son sens de l'humour exécrable).

Seuls les gobelins -puants, moches, lâches et méchants- peuple ô combien méprisable mais finalement bien attachant en héros d'un roman pouvaient aboutir à une fantasy que l'on pourrait qualifier d'anti-héroïque. De l'anti-heroïc fantasy, en quelques sortes, qui joue avec les clichés et les stéréotypes du genre -sans pour autant chercher à y échapper - et récèle parfois quelques faux airs de Garrett avec ses personnages trucculents, ses situations pas possibles et son humour irrésistible. Le côté "jeu de rôle", véritable défaut du premier tome, s'il n'est pas passé à la trappe, se fait beaucoup plus discret. De même, les blagues font plus souvent mouche et globalement, l'intrigue se révèle mieux maîtrisé. Bref, Jim C. Hines a fait des progrès et c'est tant mieux.  
 
7,5/10 Plus cradingues que Shrek, plus lâches qu'une culotte de grand-mère, les gobelins devraient sans peine réussir à vous charmer avec ce second tome mieux calibré qui ravira aussi bien les jeunes que les moins jeunes...

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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