Mardi 15 décembre 2009
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Couverture :
Résumé :
Le tueur parfait n'a pas de conscience, il a une mission. Cénaria est un royaume brisé et exsangue où règnent la famine et le désespoir. Il n'est plus défendu que par une armée misérable. Kylar
Stern voudrait placer son ami Logan sur le trône, mais comment réussir sans recourir au meurtre? Au nord, le nouveau Roi-dieu a un plan. C'est de la pure démence mais, s'il parvient à le réaliser,
personne ne pourra plus l'arrêter. Kylar a enfin appris le prix tragique de l'immortalité. Pour sauver ses amis, et peut-être même ses ennemis, il doit accomplir l'impossible: assassiner une
déesse. S'il échoue, il condamnera la moitié d'un continent. S'il réussit, il perdra tout ce à quoi il tient.
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=35039
Mon avis :
Lorsque je risque de prendre le train dans un avenir proche, je mets de côté des livres divertissants, de ceux que l'on peut lire avec les pleurs du bébé de la voisine, de ceux que l'on peut lire
avec la musique pourrie en provenance des écouteurs du voisin, de ceux enfin qui dilatent le temps si bien qu'un voyage de cinq heures ne paraît pas plus long qu'une "pause clope". Aussi, quand le
troisième tome de l'Ange du Chaos m'est tombé entre les mains, je l'ai tout de suite mis sur ladite pile. Ceux qui ont lu
La
Voie des Ombres et
Le Choix des Ombres le savent bien, Brent Weeks possède un savoir-faire certain quand il s'agit de
distraire son lecteur.
Au delà des Ombres est la digne suite de ses prédécesseurs en ce sens qu'elle en préserve à la fois toutes les qualités mais aussi - et c'est bien dommage - tous les défauts. Ce troisième - mais
non dernier - tome de L'Ange de la Nuit présente tous les qualificatifs que l'on pourrait associer à une production hollywoodienne, à savoir une machine bien huilée qui mélange avec talent clichés,
retournements de situations, personnages attachants, situations explosives dans un roman immédiatement plaisant et addictif et ce, jusqu'à la toute dernière page.
Lors de la lecture, une comparaison m'a frappé à tel point que je m'en veux ne pas y avoir songé auparavant : Terry Goodkind. Hey partez pas ! Plus sérieusement, il y a chez les deux auteurs
américains une écriture au fil de la plume qui participe à la fois à la fluidité et à la spontanéité du récit - voilà pour les qualités - mais aussi à l'impression d'artificialité qui s'en dégage
parfois. Ainsi, il est difficile de se départir que certains personnages ou artefacts ont été crées pour remplir une seule fonction, l'auteur ayant pris - ou non - conscience de leur potentiel par
la suite. Citons par exemple les boucles d'oreilles qui lient époux et femmes qui amènent leur lot de situations d'une manière parfois factice...
Ensuite, pour continuer à faire encore et toujours plus fort pour que ce livre soit encore et toujours plus cool, Weeks va plus loin dans la surenchère, flirtant parfois avec le ridicule sans
jamais l'atteindre. De fait, pour un éventuel quatrième tome, on peut légitimement se demander comment l'auteur va pouvoir surenchérir et monter en grade le grand méchant de service (après la
déesse...) sans nous livrer une pseudo-novellisation des Chevaliers du Zodiaque.
Enfin, terminons par quelques observations positives ; Brent Weeks confirme son talent pour les descriptions rapides qui servent le rythme trépidant de l'intrigue. De même, au niveau de l'histoire,
plusieurs mystères se voient éclaircis de façon satisfaisante.
7,5/10 Si l'on arrive à passer outre la tendance de l'auteur à toujours en faire plus et sur les ficelles parfois un peu visibles de l'intrigue, Au delà des Ombres constitue un divertissement à
la hauteur de nos espérances. A lire !
Simatural