Fiche n° 464 : Très loin de la Terre de Jean-Pierre Andrevon

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :
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Résumé :
Qui sont ces êtres mystérieux, venus du ciel, qui portent des armures scintillantes et poursuivent les meilleurs chasseurs du Clan des Hommes ? Roll, embarqué dans l'un des oiseaux de fer des envahisseurs, est condamné à combattre dans des arènes car le Temps des Grandes Chasses est revenu. Mais il n'a pas oublié sa planète...
C'est en l'an 2413 qu'a lieu le premier contact. Mais les vaisseaux étrangers attaquent et l'arme absolue dont ils sont dotés risque fort de mener l'humanité à l'extinction. À moins d'arriver à communiquer avec eux, et de stopper enfin la Guerre des Gruulls.
L'Hélios est le premier vaisseau à quitter le système solaire... pour échouer sur une planète inconnue où les peuplades indigènes se révèlent parler anglais. Comment est-ce possible et qui est ce Dieu de Lumière ?

Informations complémentaires :

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=33866

Mon avis :

Après Julia Verlanger et Pierre Pelot, TSF s'attaque à un autre pilier de la SF des années 70/80 en la personne de Jean-Pierre Andrevon.

TSF 8 regroupe Le Temps de Grandes Chasses et deux autres space opera, La Guerre des Grulls et Le Dieu de Lumière. Je présente l'intégrale ainsi parce que, maintenant que j'ai terminé le huitième omnibus de la collection dirigée par Laurent Genefort, j'ai bien du mal à ne pas mettre le premier texte en avant - aux dépens des deux autres. Non que La Guerre des Grulls et Le Dieu de Lumière soient mauvais, il s'agit, au contraire, de deux très bons space op', intelligents et divertissants. Non la raison, c'est que Le Temps des grandes Chasses est juste un cran au-dessus des deux autres, aussi vais-je m'attarder sur ce dernier.

Successivement roman préhistorique, post-apocalyptique puis space opera avec de jolis morceaux de planet op', Le Temps des Grandes Chasses est surtout une superbe épopée qui donne la part belle à l'aventure avec une magnifique histoire de vengeance qui rappelle le meilleur de Jack Vance. Un superbe compliment qui vient couronner ce superbe divertissement où la plume généreuse de l'auteur du travail du furet n'oublie pas d'écorcher la civilisation et de revendiquer son engagement écologique d'une façon assez "lucide" pour reprendre le terme utilisé par Joëlle Winterbert dans la postface. On suit les pas de Roll, un chasseur clanique qui va être enlevé avec son peuple vers un monde qu'il ne connaît pas. Embarqué dans une histoire qui le dépasse, Roll n'aura de cesse de vouloir retrouver la femme qu'il aime. Côté histoire, si l'originalité n'est pas immédiatement perceptible, le traitement que lui impose Andrevon la rend à la fois très simple et très fouillée ; la fin en est, à mon avis, le meilleur exemple.

8/10 Une très grande réussite que ce TSF 8 qui dépoussière trois excellents textes de Jean-Pierre Andrevon. Amateurs de space op', mettre Très loin de la Terre très près de vos yeux est peut-être la meilleure idée qui vous traversera la tête aujourd'hui.


Simatural

Publié dans Critiques SF

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