Fiche n° 430 : Loup Blanc de David Gemmell

Publié le par Simatural

Couverture :


Résumé :
Skilgannon le Damné a disparu des pages de l’histoire. Il a quitté les terres de Naashan, emportant avec lui les légendaires Épées de la Nuit et du Jour. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver.
Trois ans plus tard, loin de là, une foule déchaînée se rassemble autour d’un monastère. Elle est accueillie par un prêtre désarmé. Mais en quelques terrifiantes secondes, la situation bascule, et la rumeur se répand à travers les terres de l’Est : Skilgannon est de retour.
Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d’un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Toujours poursuivi par des tueurs et une armée d’ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.
Mais il ne voyage pas seul. L’homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende.

Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=33847

Mon avis :
Avec sa sincérité coutumière et son sens du spectacle, David Gemmell nous livre un récit enlevé, guidé par des personnages forts - dans les deux sens du terme- mais comme toujours, hantés par des souvenirs douloureux, rongés par la maladie ou la folie, ou dévorés par des passions terribles. Le résultat n'étonnera personne... Quoique...

A l'heure où le manichéisme est banni de la majeure partie de la fantasy actuelle (par actuelle, j'entends les dix dernières années. Depuis que des cycles comme la Compagnie noire, Trône de Fer, etc. sont passés par là), David Gemmell fait le chemin inverse et retourne vers la dichotomie éculée du bien et du mal. Etrange non de la part de quelqu'un qui nous avait habitué à du gris sombre. Mais là ou certains défendent un manichéisme tranché et naïf, l'auteur anglais privilégie une approche, certes en noir et blanc mais résolument réfléchie. Pour lui, le gris n'est qu'un prétexte, une manière de se cacher pour ne pas choisir le blanc ou le noir...

Pour le reste, rien de nouveau. Tant mieux. Et tant pis... Oui, car la sincérité et l'attachement de l'auteur vis-à-vis de ses personnages le pousse parfois à bavarder un peu trop. Ainsi, on est parfois en droit de se demander si le jeune Rabalyn n'est pas juste là pour mettre en valeur les héros de l'auteur et particulièrement Druss dont c'est ici la dernière apparition (enfin dans l'ordre chronologique d'écriture des romans...). En effet, par ses questions, le jeune homme permet et aux uns et aux autres de raconter leur histoire ou d'expliquer leur philosophie (bon quand même pas !) vision du monde. Un peu facile comme procédé !

Pour autant, on ferme les yeux sur les petits pêchés mignons de l'auteur et on lit Loup Blanc avec un plaisir carnivore. Qu'est-ce que cela fait du bien de retrouver l'empire Drenaï et ses héros ! Et si le présent livre n'est pas à la hauteur des dernières productions estampillées Gemmell (Rigante et surtout Troie), il tient fièrement son rang.

7/10 Un bon Gemmell. Avec ses qualités et ses défauts. En l'ouvrant, on sait à quoi s'attendre. Mais la magie marche toujours et on se laisse volontier attendrir. Bref, de l'heroic fantasy spectaculaire et divertissante ! Un Gemmell quoi !

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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