Couverture :
Résumé :
À Milan, Ambroise Paré et ses alliés ont découvert le laboratoire d'où tout est parti. Surtout, ils savent comment cet incroyable chantier a été mis en oeuvre, qui
est à l'origine de la mutation du corps humain et comment il a procédé. Mais les découvertes s'arrêtent là ! L'Ennemi engage une lutte sans merci, emportant Ambroise. Désemparé, le groupe doit
néanmoins poursuivre sa quête... à Venise.
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=34727
Mon avis :
Venise. Suivant les dernières paroles d'Ambroise, le groupe s'est rendu dans la cité des doges pour retrouver et détruire la source originelle de la vermine,
un des tous premiers primordiaux : l'Hydre. Non loin de là, le chasseur complote avec l'Eglise catholique. Détentrice du seul vaccin possible contre cette vermine, elle compte contaminer la
population au cours d'une cérémonie et s'ériger ensuite comme le sauveur. C'est sans compter sur le "primordial de Vitruve" qui, échappé d'une prison romaine, a mis la main sur de la poudre de
Licorne...
Contrairement aux tomes précédents, celui-ci apporte beaucoup plus de réponses que de
questions. Si le scénario est toujours d'une grande richesse, on est pourtant un peu moins perdu ou dépassé par les évênements. Peut être aussi, qu'à force de cotoyer vermines, médecine des
humeurs et autres primordiaux, on finit par appréhender les choses avec un peu plus de facilité.
Un scénario moins tortueux, qui laisse souvent place à de l'action mieux maitrisée que dans les tomes précédents. On a vraiment le sentiment d'être face à un
tome de résolution, comme une fin de cycle. Les rôles et les buts de chacuns sont désormais bien définis. Et si tout s'enchaine ainsi sans réelle surprise, la lecture est pourtant loin d'être
déplaisante.
Courses poursuites, explosions, ça bouge bien, tou en gardant cette ambiance si particulière qui avait fait la qualité de la série, croisement entre science
et mythologie antique. Et puis ici, les poursuites se font dans les rues ou les canaux de Venise, donc on ne va pas se plaindre non plus.
Et que dire, pour finir, sur le dessin ? Toujours aussi beau, aussi typé. Mentions spéciales à cette scène de flash back en couleurs brunes qui n'a rien à
envier à la colorisation de Servitude, et à ces scènes aquatiques, bluffantes également, avec notamment, ce plan grandiose
de l'Hydre.
Au final, ce troisième tome semble achever un cycle, tout en prenant soins bien sur d'ouvrir bien grand d'immenses portes à la fin, histoire de repartir pour
un tour.
8/10 Un scénario peut être moins complexe, un peu plus d'action, ce troisième tome pourrait être l'achèvement parfait d'un cycle. Qu'il s'agisse de l'ambiance, savant croisement de la
science et de mythologie antique, ou du graphisme, on retrouve, peut être même un cran au dessus, toute la qualité des premiers tomes. Et puis, c'est beau Venise la nuit...
C...
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