Fiche n° 297 : Alexandre le Grand et les Aigles de Rome de Javier Negrete

Publié le par Librairie CRITIC

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Résumé :
Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c’est-à-dire le 10 juin de l’an 323 avant J.-C., à l’âge de trente-trois ans.

Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l’oracle de Delphes le sauve d’une tentative d’empoisonnement. Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l’Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur de son destin.

Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ? Entre l’histoire, l’uchronie et la fantasy, Javier Negrete revisite l’Antiquité, nourri par sa culture de la Grèce classique, sa passion des destins exceptionnels et son attention portée aux êtres qui les subissent.

Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=32953

Mon avis :
Quel auteur peut autant vous prendre aux tripes, vous plonger si violemment dans un roman que la sortie en est tout à la fois magnifique et douloureuse ? Tolkien ? Cook ? Damasio ? Evidemment... Negrete ? Absolument ! Que ce soit les Chroniques de Tramorée ou Les Seigneurs de l’Olympe, Negrete manie les mots avec une adresse rare, jongle avec l’histoire et les personnages comme seul un grand auteur sait le faire...

Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, c’est à la fois une uchronie, un roman historique et de la fantasy... Alexandre ne meurt pas ce jour-là. Tout est dit. Le livre commence par son empoisonnement puis sa guérison. Commence alors un formidable récit où la narration passe par divers personnages, Nestor, médecin au passé inaccessible, Perdiccas, acteur du complot visant à tuer le roi, ou encore Caius Julius Caesar (aucun lien avec le César d’Astérix !), jeune tribun plein d’ambition et de génie.

Mais le personnage central de cette formidable fresque, c’est Alexandre, alors âgé de trente-trois ans et déjà maître de la moitié du monde connu. Alexandre, légendaire meneur d’hommes au charisme quasi-divin. Et lorsque le plus grand conquérant de l’Histoire décide de se tourner vers Rome, alors la plus grande puissance militaire au Monde, le choc ne peut être que titanesque.

Ce n’est pas une suite de batailles épiques à laquelle on assiste, mais bien à toute la campagne avec ses intrigues, ses dénouements et ses trahisons... C’est magnifiquement orchestré, raconté avec une force poignante, un verbe fluide et entraînant, bref, c’est une immense réussite littéraire !

Et lorsqu’arrive l’heure de la confrontation, on tremble devant la marche des légions en rang serrés ; on frissonne devant les actes de courage héroïque et les morts glorieuses.

Jusqu’à la fin, Negrete nous tient en haleine et réussit une sortie magistrale en ne dévoilant pas la totalité des tenants et aboutissants comme le font trop souvent des auteurs avides d’happy-end, où le jeune héros tue le dragon et emporte la fille...

C’est un livre sublime où histoire rime avec fantasy, dans une maestria de guerriers et de politiciens...

10/10 Tout simplement génial. Negrete s’impose ici comme l’un des meilleurs écrivains de son temps.


Etienne

Publié dans Critiques Fantasy

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Simatural 06/07/2009 13:17

Bon, visiblement un autre prétendant un titre de meilleur roman fantasy de l'année.

Va falloir que je le lise aussi !