Fournée n° 22 : du 22 au 28 Juin

Publié le par Librairie CRITIC

Pour cette 22ème fournée, je me suis surtout attardé sur de vielles sorties. Les mauvaises longues diront que c'est pour préparé un prochain dossier et elles n'auraient pas tords. Beaucoup de "vieux bon" donc pour cette fournée mais aussi quelques nouveautés intéressantes : 

- L'oiseau d'Amerique de Walter Tevis

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=15594
9,5/10 Un classique de la Sf. Au XXVe siècle, l'humanité s'éteint doucement, abreuvée de tranquilisants prescrits en masse par les robots qu'elle a elle-même programmés à cette fin. Dans cette ambiance de fin du monde teintée de mélancolie, on suit trois personnages : un homme, une femme et un robot. Comme toujours avec Walter Tevis, c'est très beau, très triste et tout simplement génial ! Un chef d'oeuvre !


- Les Chronolithes de Robert Charles Wilson

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=26732
8,5/10 En Thaïlande apparaît un chronolithe de plus de cent mètres de haut, d'un bleu impossible, commémorant la victoire du seigneur de la guerre Kuin, victoire qui n'aura lieu que dans vingt ans et trois mois... Avant Spin, il y a eu Les Chronolithes, un superbe roman de sf où l'on retrouve un peu les mêmes thématiques : monde en perdition, perte de repères, religions, science, etc. C'est un petit cran en dessous Spin mais ça n'en reste pas moins un excellent roman que vous ne lâcherez pas avant de l'avoir terminé. Pas de doute possible, Robert Charles Wilson est l'un des plus grands sinon le plus grand auteur de SF actuel !


- Le Bureau des Atrocités de Charles Stross

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=32571
7,5/10 De la SF à tendance geek : référénces à gogo, pas de doute, Charles Stross est un nerd. Le Bureau des Atrocités, c'est un peu le BPRD en roman avec des hommes à la place d'Hellboy et de ses potes. Charles Stross n'écrit pas très bien mais comme il fourmille d'idées, on passe l'éponge et on apprécie cette abondance de bonnes idées, chose trop rare aujourd'hui en SF pour être ignorée. Action, nazis et rouquine sont au programme de ce très bon divertissement !


- Lune et L'Autre de John Kessel

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=30251
7/10 Ce roman avait tout pour me plaire. De la Sf humaniste en nouvelles qui abordent les différences sexuelles allant parfois jusqu'à raconter une guerre des sexes. J'en attendais peut-être trop. Si le receuil se lit sans déplaisir, on n'est jamais scotché par les histoires ou assommé par le propos de l'auteur. C'est bien, juste bien.


- Courageux (La Flotte Perdue 3) de Jack Campbell

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=32952
6,5/10 La flotte perdue continue son périple à travers l'espace sous les ordres Black Jack Geary. Certaines intrigues traînent un peu en longueur : de nouveaux méchants capitaines, une politicienne toujours très prompte à s'énerver, des méchants qui se font défoncer, etc...; ça se lit vite et bien mais on oublie une fois la dernière page tournée. Espérons que le suite saura se renouveller sous peine de lasser. 

Petite info pour les fans : le quatrième roman, Vaillant sort en septembre. Les tomes 5 et 6 ont déjà des noms : Acharné et Victorieux.


- Cavalier Vert de Kristen Britain

http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=29120
6/10 De la fantasy qui sent bon le premier roman et qui pêche, non pas par manque de talent mais par naïveté.
livre pêchait, non pas par manque de talent, mais par naïveté. Plusieurs fois, j'ai trouvé que l'auteur en faisait trop notamment autour de son héroïne. Par exemple, les personnages secondaires ne peuvent s'empêcher de complimenter l'héroïne "mais qu'est-ce qu'elle est brave !", "mais qu'est-ce qu'elle est extraordinaire !" ; ça m'énerve. On a parfois l'impression que l'auteur ne fait pas confiance à son personnage principale pour impressionner et gagner la sympathie du lecteur. Et, par rapport à l'héroïne, trop de personnages secondaires sont sous-exploités (le père, Alton, et j'en oublie) et ne sont guère que des faire-valoir...  De même, j'ai trouvé que le rythme n'était pas toujours bien maîtrisé. Dans la fuite du début, l'auteur prend parfois trop son temps ou accélère l'action au mauvais moment. Je n'ai jamais senti la moindre tension. C'est un peu dommage dans une scène de traque. Bref, ce premier tome de cavalier vert ne m'a jamais transporté. C'est sympa sans plus.

Simatural

Publié dans Speed Critic

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Commenter cet article

douce vitta 29/06/2009 05:09

bonjour des joies romans à lire
l'oiseau d'Amérique
Amitié Sylvie