Fiche n° 276 : Baroudeur de Jack Vance

Publié le par Librairie CRITIC

Couverture :


Résumé :
À priori la mission de Thissel était simple : récupérer à la descente du convoi carcéral le dangereux criminel Haxo Angmark. Elle le devient beaucoup moins lorsque ce dernier parvient à s’enfuir et à se fondre dans la population de la planète Sirène. Un monde où chacun porte un masque et ne s’exprime qu’en chantant. Commence alors pour les deux hommes une partie de cache-cache mortelle.

Haute en couleur dans un décor baroque et flamboyant, l’intrigue de « Papillon de Lune » mélange suspense et exotisme. Un cocktail emblématique de ce recueil de nouvelles et de toute l’oeuvre de Jack Vance, sans doute le plus grand conteur que la science fiction ait connu. Ses mondes colorés ont émerveillé des générations de lecteurs qui se sont plongés avec délice dans ses grands cycles comme Tschaï ou La Geste des Princes-Démons. Baroudeur rassemble d’autres pépites à (re)découvrir comme « Personnes déplacées », « La Princesse enchantée » ou « Le Temple de Han ».

Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=32674

Mon avis :
Si vous n'avez jamais lu Jack Vance, ne continuez pas ma critique, je ne vous adresse plus la parole. Sachez Môssieur ou Madame, que vous êtes bien ignorant et qu'il faudrait réparer cet erreur au plus vite pour restaurer votre honneur et votre dignité si tant est qu'ils vous en restent ! Na !

Plus sérieusement, Jack Vance, Monsieur Jack Vance est un grand, un de ceux qui ont marqué le paysage de la SF. Après Michael Moorcock, les éditions Actusf nous offre un autre receuil d'un autre géant de la SF. Jack  Vance, on le sait, est un conteur génial capable de raconter des histoires en un, deux, trois tomes. Mais j'avoue ne jamais avoir plongé le nez dans l'une de ses nouvelles.

Un ancien cinéaste à succès revient sur le devant de la scène grâce à des films aux décors colorés magnifiques et révolutionnaires. James Aiken aimerait découvrir le secret qui se cache derrière le come-back de ce metteur en scène que tous annonçaient fini. Un joli petit conte plein de magie sur la pouvoir des mots et sur l'univers du cinéma. 

« Des démons » hurla la vieille femmes en dévalant la pente à toute jambe, « des démons » ! D'abord dubitatifs, les villageois se rendent sur les lieux et découvrent des êtres voûtés, à la peau livide, aux yeux pâles et dépourvus de toute pilosité. La nouvelle se répand. Qui sont ces troglodytes ? La communauté scientifique est en émoi . Magnifique histoire construite par extraits de rapports et de dépêches interposés, Personnes déplacées traite du rapport à l'autre et à l'étrange.

Vient alors le gros bout du recueil, un petit space op' comme Vance sait si bien les faire. Un homme  se voit chargé de la traque d'un criminel. La mission s'avère rapidement plus difficile que prévu lorsque le rejoint un pays où chacun porte un masque en fonction de « son humeur, son prestige, ses attributs particuliers ». Une nouvelle fois, l'imagination de l'auteur fait merveille ; chaque page fourmille d'inventivité et de trouvailles. Un texte délectable !

Depuis que sa navette de secours s'est écrasé sur une planète, Howard Charles Evans vit en parfait Robinson. Sauf qu'il entend un bruit étrange sans être étranger, un bruit qui l'obsède tant qu'il décide de partir à la recherche de sa source. Tout aussi magnifique que le précédent texte, cette nouvelle intitulée Le Bruit est à l'image du phénomène qu'elle rapporte : entêtante et étrange.  

Emprunter un joyau peut avoir de fâcheuses conséquences. Ce n'est pas Briar Kelly qui me contredira. Alors que des terriens sont exécutés pour sa faute, commence pour lui un voyage qui le mènera jusqu'à rencontrer un dieu. Une bonne nouvelle, plein d'imagination, un peu en dessous des deux précédentes cependant.

8/10 Formidable conteur d'histoire, auteur dont l'imagination semblait sans limite, Jack Vance maîtrisait aussi la forme courte, et avec quel panache ! On ne le dira jamais assez : Lisez Jack Vance !  
  

Simatural

Publié dans Critiques SF

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