Fiche n°227 : Lemashtu, Chroniques des Stryges de Li-Cam

Publié le par Aneria

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Résumé :
Lemashtu est un prince comme le monde a peu connu. Il est appelé à reigner sur la Walachie. Seulement, il a dû fuir sa Roumanie. Et pour seuls compagnons il n'a que ses précepteurs.
Lem est un adolescent comme le monde a peu connu. Il aspire à une vie plus simple et plus belle. Seulement au fond de lui, la bête commence à hurler.
Lem étouffe et n'imagine de moins en moins un avenir libre.
Mais son insouciance ne peut rester éternelle.

Mon Avis :

Moi, les suceurs de sang, j'aime pas ça des masses.
Non pas que je ne me sente pas dans mon éléments dans les créatures noires, les courbettes et les costumes capable de faire passer une 4L pour un camion poubelle. Non, c'est juste que lorsqu'on a mangé du même plat pendant toute sa jeunesse, on a besoin de changer d'air, d'autant plus lorsqu'on a gouté à tellement de recettes qu'on pourrait en faire une encyclopédie culinaire plus qu'un manuel.

Je crois que je m'égare...
Les vampires et moi, c'est une longue histoire. Une histoire faite d'a priori, de clichés et d'écritures sous contraintes qui m'ennuient profondément.
Et comme fréquemment avec les personnages aux canines et égos surdimensionnés, bah je les maudis une fois encore, je me suis gouré.

Lemashtu, ce n'est pas juste une sempiternelle histoire stokerienne, un récit de gloire de l'être le plus dark glam de la galaxie. 
Non, Lem c'est avant tout un esprit qui veut être libre, quelqu'un qui veut vivre (hum...) pleinement dans une société qu'il trouve archaïque.

Ce roman est intriguant et vraiment intéressant, car on y trouve les ingrédients de biens des histoires, de nombreux contes des créatures de cauchemards, mais pas forcément où on les attend. 
Pas si limité à l'univers des cercueils qui sentent le renfermé et ses codes, où les stéréotypes s'envoient eux mêmes dans les cordes, où la facilité n'a pas la place belle.
Ce n'est pas là une histoire de gore ou de fesses peu fraiche, c'est un peu l'histoire de la jeunesse rebelle. Sauf que la sociétén aristocratique strigoie est à peu près aussi flexible que l'élite de l'URSS sous Brejenev... Difficile d'y faire sa crise, d'autant plus lorsque son monde semble s'écrouler à chaque pas.

Mais dans tout ça, Lemashtu souffre tout de même d'une certaine lourdeur d'écriture. Le style de Li-Cam se perd trop souvent en fioritures, certaines longeurs donnent parfois l'envie d'avoir une éternité pour lire...
Et très vite, des clichés nous reviennent. Il m'est impossible de me départir de certaines valeurs pour ce genre de récits, et trop de points nous ramènent à des situations bien connues, des intrigues un peu alambiquées qui sont au final un peu convenues...
Ca ne traumatisera pas tout le monde, mais il y en aura aussi des qui, comme moi, se surprendront un peu trop à soupirer.

7.5/10 Plus complexe et personnel qu'il n'y paraît, Lemashtu est une histoire de vampire différente, mais une histoire de vampire quand même. 
Entre grandeur et décadence, dans le fond mais aussi un peu trop dans la forme, le récit change de bien des a priori mais ne révolutionne pas un genre encore bien exploité.
Bien au dessus de la "bit-lit", mais en dessous d'une révolution du genre.
Aneria 

Publié dans Critiques Fantastique

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