L'ami C... vous a préparé un dossier spécial sur les premières parutions des 40 ans de Glénat. Un dossier qui chronique rien moins que 4 BD !
1) L'Affaire du Rideau bleu (Les quatre de Baker Street 1), de Jean-Blaise Djian, Olivier Legrand et David Etien chez Vents d'ouest
Couverture :
Résumé :
Trois détectives en herbe pour une enquête digne du maître de Baker Street !
Billy, Charlie et Black Tom sont inséparables. Et pour cause : impossible de survivre seul dans l'East End londonien, peuplé de faux mendiants, de vrais ruffians et de franches canailles !
Heureusement, les trois amis peuvent compter sur la protection d'un certain Sherlock Holmes, pour lequel ils font parfois office d'espions des rues... Mais lorsque la fiancée de Black Tom est
kidnappée sous leurs yeux, nos héros vont devoir mettre au plus vite à profit les leçons de leur mentor pour la retrouver saine et sauve... en s'adjoignant les services d'un quatrième larron
pour le moins inattendu. Place aux Quatre de Baker Street, la plus jeune équipe de détectives de l'époque victorienne !
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=31431
Mon avis :
Pour ces Quatre de Bakerstreet, la moindre des choses est de dire que l'aspect graphique est plus que réussi. Que ce soit au niveau du dessin en lui-même, de la couleur, du dynamisme des
planches. C'est beau, et très bien fait.
Déjà, pour peu qu'on soit amoureux du personnage d'Arthur Conan Doyle, l'idée de retrouver 3 orphelins tentant de survivre dans Bakerstreet, avec cette "ombre mythique" qui n'est jamais très
loin, ne peut qu'émouvoir. Ensuite, s'il est clair que l'histoire en elle-même ne va pas très loin, ce premier tome constitue une très bonne introduction, avec mise en place de personnages plutot
attachants, formation du groupe, apparition d'un ennemi, ombre planante de Sherlock Holmes, portes entrouvertes vers d'autres intrigues.
Bref, s'il ne s'y passe pas grand chose, on ne s'ennuie pas une seconde et ce premier tome donne vraiment envie de lire une suite.
7.5/10 Une bon tome "introductif" dans Bakerstreet mis en forme de façon remarquable. Personnellement, j'attend vraiment la suite avec impatience...
***
2) Le Grimoire des Souhaits (Talisman 1) de François Debois et Montse Martin chez Glénat
Couverture :
Résumé :
Quand l'ombre du grand Miyazaki plane sur la table à dessin d'une dessinatrice formée par Juanjo Guarnido... Une chronique d'enfance mystérieuse, drôle et mélancolique. Un premier album d'une
incroyable maturité.
Tara peut être fière de son père ! Car Edwin Mac Gill est un auteur à succès, adulé par des milliers de fans ! Jusqu'au jour où Edwin, lors d'une séance de dédicaces, tombe soudain dans un coma
aussi profond qu'inexplicable. Mais dont l'origine se trouve peut-être dans un mystérieux coffre que Tara découvre dans le grenier familial. Un coffre appartenant à son père, et où la fillette
un peu solitaire va trouver une cape capable d'exaucer tous ses voeux... Ce qui ne va pas pour autant lui éviter de tomber dans les pires ennuis ! Car en plus d'avoir un père à sauver, elle
aimerait énormément, mais alors énormément, garder l'amitié de Tom. Mais aussi moucher cette sale pimbêche de Mathilde, la star de la cour d école...
Formée dans les studios Disney Espana, sous la houlette d un certain Juanjo Guarnido (Blacksad), Mon laisse éclater dans ce premier album aux airs de coup de maître toute la finesse d'un
univers influencé par le grand Miyazaki, où le monde de l'enfance se révèle capable de véhiculer un message d une drôlerie et d une mélancolie intergénérationnelle...
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=31422
Mon avis :
Pour ce qui est de l'histoire, une nouvelle fois, le résumé est assez explicite, je ne reviendrai pas trop dessus.
Ce premier tome, graphiquement très réussi, dans un style assez passe partout, est une nouvelle fois, une très bonne introduction. Les personnages sont attachants, des liens se créent au sein des
générations (les enfants et leurs parents). De nombreuses portes sont ouvertes, d'autres laissées provisoirement fermées avec beaucoup de subtilité.
En avançant dans l'histoire, on se rend vite compte que celle-ci dépasse largement les préoccupations d'une petite fille tentant de survivre à la dure vie du collège. Magie, groupe occulte, passé
obscur, personnage illuminé. Tout y est...
Bref, un premier tome surprenant, qui, sous son aspect peu être un peu enfantin, tient en haleine tout le long, et donne vraiment envie de lire la suite, quel que soit notre âge. Cette suite, qui
je pense, vues les différentes portes ouvertes, ne pourra pas nous décevoir. (cette remarque gagnera en intérêt avec la critique de Saint Germain.)
8.5/10 Une excellente surprise. Si Courtney Crumrin avait été moins sombre (et en couleur). On attend la suite avec beaucoup d'impatience.
***
3) Le Comte des Lumières (Saint-Germain 1), de Jean-François Bergeron et Thierry Gloris chez Glénat
Couverture :
Résumé :
Alchimie, aventure et marivaudage sur les traces du plus anticonformiste des nobles du 18e siècle !
Le babillard. Surnom argotique de la pie. Surnom également d un monte-en-l'air spécialisé dans le vol de brillantes pierres précieuses. Derrière le masque duquel se cache un certain Maximilien
de Saint-Germain, noble jouisseur et imprévisible bretteur, dont les vols ne servent qu'à servir un étrange projet aux relents de science et d'alchimie orchestré par le mystérieux Monsieur
Goupil. Mandé en personne par le roi Louis XV, qui ignore tout de ses activités de voleur mais rien de ses talents d'alchimiste, Saint- Germain va être appelé au chevet du Maréchal de Saxe,
victime d un empoisonnement dontles royaux médecins ne parviennent pas à trouver l'antidote. Le salaire de Saint-Germain pour son travail ? Le Régent, plus gros diamant du trésor royal. Voilà
qui devrait plaire à Monsieur Goupil... Mais Saint-Germain ne se doute pour l'heure pas qu'il fait son entrée dans une étrange partie d'échec politique, où tous les coups sont permis...
Entre truculence, marivaudage, mystères alchimiques et moulinets d'épée, une grande saga prenante et goguenarde orchestrée par les étonnants Gloris et Bergeron, au talent aussi criant que
l'habileté de leur héros à pourfendre un mécréant ou à tourner un beau compliment...
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=31428
Mon avis :
Dans la série "40 ans découverte Glénat", je désire le meilleur premier tome. Avec Saint-Germain, c'est la pioche parfaite. On y retrouve les mêmes qualités "introductives" que chez les autres
séries (personnages, portes, tout ça...), en plus haletantes, en plus intrigantes...
Il est difficile ici de ne pas évoquer "De cape et de crocs". Déjà graphiquement, les similitudes sont troublantes, et ce, pour notre plus grand plaisir. Ensuite, dans le cadre et l'atmosphère
générale. Paris, XVIIIème siècle, coté jour, coté nuit. On retrouve la verve de Maupertuis dans le comte de Saint Germain. On retrouve également ce lien à l'alchimie, à la médecine douteuse.
Au final, tout est là pour nous tenir en haleine tout le long de l'histoire. Personnages intrigants, dialogues subtils, action, poésie, politique. Un grand cru !!
Le seul problème, et c'est là que la critique de Talisman prend tout son sens (heureusement que vous suivez !), c'est que, si ce premier tome est pour moi le meilleur, la suite me fait un peu
peur. En effet, vue l'ouverture de la dernière page, le deuxième tome pourra soit être vraiment excellent, soit partir un peu trop en live. Affaire à suivre... Mais entre nous, vous l'aviez
remarqué ce reflet sur la lune en couverture ? Quand je vous disais qu'il y avait du "De cape et de crocs" là dessous.
8.5/10 Si "De cape et de crocs" avait juste perdu ses crocs en conservant tout le reste. Magie, action et intrigue dans Paris à l'époque de Louis XV. Un excellent premier tome. Une
nouvelle fois avec ces "découvertes Glénat", on n'attend plus que la suite...
***
- Le Fossoyeur (Magus 1), de Cyrus, Annabel et François Debois chez Glénat
Couverture :
Résumé :
Quand la religion moderne étouffe peu à peu le pouvoir des magies ancestrales, Stanislas le passeur se révèle le dernier espoir d un Moyen-âge en proie au chaos...
Le jeune Stanislas est à la lie de la société. Fossoyeur chargé d'enterrer les victimes des guerres qui secouent un Moyen Age en proie au chaos, il enchaîne les jours et les nuits de travail
sous le signe effrayant de la Mort. Mais ce que Stanislas ignore c'est que sommeille en lui un don. Celui de se faire le réceptacle des sortilèges des derniers magiciens pourchassés par un
pouvoir religieux souhaitant régner en hégémonie. Un don qui en fait l'espoir des mages et autres sorciers du royaume. Mais un don qui va en faire aussi l'homme à abattre des autorités
religieuses. Qui dès lors ne penseront plus qu à creuser le trou du fossoyeur...
Proposé par Cyrus et François Debois, ce premier cycle de 3 albums oscille entre aventure épique et fantasy. Un imaginaire soigné au service d'un ton moderne, très proche dans le style
d'écriture de la construction narrative et feuilletonnante des meilleures séries télévisées actuelles ( Lost, Heroes, Damages). Pour un voyage en terres médiévales à nul autre pareil, enluminé
par toute la richesse et l élégance du trait d Annabel.
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=31427
Mon avis :
Dernier des 4 premiers tomes de la série "40 ans découvert", Magus est celui qui me laisse le plus dubitatif.
Beaucoup de points interessants pourtant. Le style graphique, bien que moins passe partout que les autres, me plait assez, et se trouve bien adapté à l'intrigue, et l'époque. Les couleurs brunâtres
renvoyant en permanence à cet aspect d'insalubrité propre aux petits villages médiévaux. On se retrouve très vite immergé dans cette histoire. Celle-ci commence assez vite, après une rapide
introduction. Stan, séparé de sa soeur, se retrouve à devoir réaliser la "basse tache" de fossoyeur à l'armée.
J'aime beaucoup cette idée de flash back, de rêves, de visions. La magie est ici loin des boules de feux, des téléportations, ou de nécromancie tape à l'oeil. Tout est dans la subtilité. De simples
dons de divination, mis en place très (trop ?) progressivement.
Mais voilà, malgré tous ces points positifs, je dois avouer que, personnellement, l'alchimie n'a pas eu réellement lieu. Je suis resté sur ma faim, sans trop savoir pourquoi. Et c'est bien le seul
tome dont je n'ai pas un besoin frénétique de lire la suite. Mais laissez vous tenter quand même, il y a de fortes chances pour que ça vous plaise, à vous.
7/10 Un premier tome aux qualités indéniables, tant scénaristiquement que graphiquement. Mais qui ne m'a pas particulièrement touché.
C...
PS : la semaine prochaine, dossier aussi exceptionnel sur la collection des 7 de Delcourt. C'est Eric qui s'en charge !
Pour le reste, j'en ai déjà discuté de vive voix avec C... sur nos (petits) désaccords.
Quant au quatre de Baker Street, je trouve qu'il manque un scénario (je caricature à peine) à la BD
pour magnifier les superbes graphismes (sans aucun doute la plus belle des 4 à ce niveaux).
Par contre, rien à redire sur Saint-Germain ! Une excellente surprise !
http://critic.fr/detail_livre.php?livre=31427
n'hésitez pas à venir nous voir sur le blog de magus
http://magus.over-blog.com/
Merci pour le lien sur votre Blog.