Fiche n °182 : Confessions d'un Automate Mangeur d'Opium de Fabrice Colin et Mathieu Gaborit

Publié le par Mitificus

Couverture :


Résumé :

Paris, 1899... L'industrie, portée par la force de l'Éther, a révolutionné le monde. Le ciel bourdonne de machines volantes, les automates sont partout qui agissent au service des hommes, hommes qui communiquent entre eux par téléchromos d'un continent à un autre. Dans cette ville moderne où s'ouvre une éblouissante Exposition Universelle, une jeune comédienne, Margo, aidée de son frère psychiatre, enquête sur la mort mystérieuse de son ex-maîtresse et d'un singulier personnage créateur de robots... Écrites à deux mains par deux jeunes auteurs incroyablement doués, ces Confessions d'un automate mangeur d'opium sont un bonheur d'imagination et de virtuosité littéraire, à découvrir au plus vite.
Informations complémentaires :
http://www.critic.fr/detail_livre.php?livre=5928

Mon avis :

Quand deux auteurs aussi jeunes et prometteurs que Mathieu Gaborit et Fabrice Colin se mettent ensemble pour écrire, on ne peut qu'approuver.
Dans un Paris de la belle époque, en pleine exposition universelle, un Paris où les automates sont omniprésents, où les taxis volent, la meilleure amie d'une star montante du théâtre se fait mystérieusement assassiner. La jeune femme se met alors à enquêter à l'aide de son frère, aliéniste controversé à cause de ses méthodes trop "douces". De fil en aiguille, leurs investigations vont les conduire à se poser des questions sur le progrès, l'amour, la guerre, et la poésie....

Un roman bourré d'action, d'humour, de poésie, plein de bonnes idées.
Un style, simple fluide qui alterne la voix de Margo, l'actrice qui suit ses sentiments quitte à se lancer dans la gueule du loup et de Théo, l'aliéniste, plus pragmatique, en retrait prêt à aider les autres quel qu'en soit le prix. On appréciera les personnages, surtout les secondaires bizarrement, attachants, bien travaillés, originaux; la cohérence d'un univers flamboyant, qui combine à la fois l'attrait du passé et celui du futur; les clins d'œil littéraires (notons par exemple la présence du comte Villier de l'Isle Adam); l'évocation loin des préjugés de l'homosexualité; les réflexions métaphysiques sur l'homme, les machines, le progrès, l'immortalité, la science.

7.5/10  Le couple Fabrice Colin/Mathieu Gaborit nous font là une belle démonstration de ce que peut être le Steampunk à la française (science-fiction écrite de nos jours mais se déroulant au XIXème siècle).  Sans aller aussi loin que La lune seule le sait de Johan Heliot, le duo réalise une belle performance.
A lire si vous aimez les auteurs, le steampunk, les enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel, les beaux univers, les personnages qui ont une vraie dimension, l'originalité, l'humour, les dialogues bien faits l'opium... (euh je m'égare !)  A lire si vous aimez...  lire !

Publié dans Critiques Fantastique

Commenter cet article