Fiche n° 59 : Stoneheart de Charlie Fletcher

Publié le par Simatural

Couverture :


Résumé :
Le jour où George est injustement puni lors d’une sortie de classe au Musée d’Histoire Naturelle, il se venge en donnant un coup de poing rageur dans la statue d’un dragon. Mais en voyant les débris de pierre causés par sa colère, le jeune garçon est loin de se douter de ce qu’il a engendré. Il vient de réveiller des tares : statues malfaisantes, gargouilles, sculptures inquiétantes… Une course-poursuite terrifiante commence alors dans Londres car les tares n’ont plus qu’un seul but : tuer George.
Informations complémentaires :
tome 1 : disponible
tome 2 : disponible
tome 3 : pas encore disponible.

Mon avis :
Vous l'avez compris cette lecture ne sera pas celle de l'année (ne me regardez pas comme ça, je sais que vous êtes déjà aller jeter un p'tit coup d'oeil à la note !). Ces derniers temps, de nombreuses oeuvres de jeunesses m'ont épatés par l'innovation dont elles font preuves, par l'intelligence de leur propos... Stoneheart n'en fait pas parti. Les deux premiers roman de l'écossais (et très sympathique..si si !) Charlie Fletcher ne sont pas mauvais, ils se contentent juste de picorer des idées ça et là à l'heure où le nombre de parutions en fantasy jeunesse est tel les que seules les oeuvres les plus culottées attirent l'attention (pas forcément celle des lecteurs mais il s'agit d'un autre problème !).

Pour faire court, disons que le premier tome n'est qu'un longue course-poursuite (pour reprendre la quatrième de couverture) ponctuée de rencontres plus ou moins heureuses pour nos deux héros : Georges et Edie. Edie étant une fille (pas facile à deviner si je ne vous le dit pas). Alors, je sais bien que Georges n'a que douze ans, mais qu'est-ce qu'il est long à la détente ! Plusieurs fois, je me suis surpris à vouloir le secouer un peu. Oui, ça s'arrange un peu par la suite mais Edie reprends bravement le flambeau ! A croire qu'il faut toujours un boulet pour que l'histoire n'avance pas trop vite.

Niveau cliché, rien ne nous est épargné : deux jeunesses douloureuses, un méchant très méchant, un gentil très gentil et même un corbeau très ... corbeau. La palme du boulet pourrait presqu'être remise au Méchant de l'histoire tant il fait preuve d'incompétence. Il faut vraiment le vouloir pour ne pas réussir à rattraper un  morveux accompagné d'un boulet (avec, souvenez-vous, rôle interchangeable).

Le second tome rompt avec la linéarité du premier mais n'arrive pas pour autant à passionner.  A la trame continue se substitue une intrigue moins linéaire mais pas pour autant plus complexe. Il peut toutefois se targuer d'être un petit cran au-dessus de son prédécesseur !

De même, quelques approximations sont à noter. Je pense notamment à une scène où ils ont du mal à suivre une discussion d'adultes à cause de leur manque de vocabulaire (normal, ils ont douze ans) et, où, un peu plus loin, le héros nous sort l'expression de " de Charybde en Scylla". Un exemple parmi tant d'autres où l'âge des deux héros semble osciller du début de l'adolescence à sa toute fin. Ils peuvent avoir une réaction d'un gamin de dix ans, et la minute d'après, le comportement d'un adulte. Question crédibilité des personnages...

Il faut tout de même mettre au crédit de cette future trilogie une ambiance réussie, de trop rare personnages qui le sont tout autant (dommage qu'on ne les voit qu'une fois), et un Londres magique et mystérieux, où gargouilles et soldats de cuivre se livrent un guerre sans merci (manquerait plus qu'ils soient polis) depuis des plombes (ahah).
 
5/10 Une trilogie (je doute que le dernier tome change la donne) réserver aux plus jeunes lecteurs ou aux débutants par la simplicité de l'intrigue et des personnages. Aux autres (et même aux premiers) qui veulent découvrir de la fantasy ayant Londres pour décor, je leur conseillerais plutôt d'aller voir du côte de la Trilogie Bartiméus de Stroud  (ou  de Neverwhere de Gaiman qui, j'en conviens, vise un public plus adulte).

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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