Fiche n° 58 : Les Tours de Samarante de Norbert Merjagnan

Publié le par Simatural

Couverture :


Résumé :
Autour de la cité de Samarante sur laquelle veillent six tours mystérieuses, s'étend l'aliène, une étendue sauvage, aride, inhospitalière.
C'est par là que la guerre viendra il n'y a pas d'autre accès. Au cœur de la ville vivent Cinabre, une préfigurée aux pouvoirs effrayants, bientôt poursuivie par les tueurs de Endocène, et Triple A, qui rêve d'escalader les tours. C'est vers eux, sans le savoir, que se dirige Oshagan, le grand guerrier, porteur de la plus puissante des armes, une forme- de guerre disparue depuis mille ans. Quand-ces trois êtres entreront en collision, alors trembleront les Tours de Samarante.
Informations Complémentaires :
Les Tours de Samarante est le premier roman de Norbert Merjagnan, un récit âpre, d'une rare ambition stylistique, dans lequel le monde tombe en morceaux, la guerre enfle sur chaque horizon et les hommes attendent le Seuil : le passage de l'humanité à une nouvelle espèce biogénique
http://critic.fr/detail_livre.php?livre=27804

Mon avis :
Commençons cette chronique en saluant l'initiative de Denoël de publier un nouvel auteur français, chose qui n'est pas monnaie courante aujourd'hui. Un beau pari pour une oeuvre qui laisse entrevoir de de belles promesses... Oui, des promesses et du talent.
 
Premier constat  : Norbert Merjagnan écrit bien. Qu'elle soit courte, longue, verbale, nominale, chaque phrase déploie son lot de charmes et témoigne d'une véritable ambition stylistique de la part de son auteur. Un travail qui n'est pas vain si l'on considère que la belle plume de l'auteur participe pour beaucoup au cadre extrêmement fouillé de l'histoire. Samarante et ses alentours fourmillent de milles détails, et pour peu, l'on s'y croirait presque. La forme y est, pas de doute là-dessus !

Le fond, par contre, accuse le coup et dément (malheureusement !) le sentiment d'originalité qu'a ressenti le lecteur en tournant les premières pages de l'oeuvre. Invasion, vengeance, rêve impossible, les thémathiques mises en jeu ici ne brillent pas par leurs originalités. Suivre le destin convergent des trois personnages principaux n'est pas désagréable mais nulle surprise ne viendra égayer votre lecture. Dommage...

7/10 Un bon premier roman donc où l'on aurait aimé que l'histoire soit à la hauteur de l'ambition stylistique. Une oeuvre qui, on l'espère, n'est que la première d'une longue liste, car, nul doute là-dessus, garder un oeil sur Norbert Merjagnan est plus qu'une excellente idée.

Simatural

Publié dans Critiques SF

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