Fiche n°16 : La Magnificence des oiseaux (Les Aventures de Maître Li et de Bœuf Numéro Dix 1) de Barry Hughart

Publié le par Simatural

Couverture :


Résumé :

Pour lutter contre une épidémie pour le moins singulière – puisqu'elle sait compter et ne touche que les enfants de son village – Bœuf Numéro Dix se rend à Pékin le jour de son dix-neuvième anniversaire. Là, il rencontre un vieil alcoolique, un sage qui bien des années auparavant fut célèbre sous le nom de Maître Li. De retour au village de Kou-Fou, tous deux découvrent sans mal que Fang le Prêteur sur Gage et Ma le Grigou ont empoisonné les enfants par erreur. Les deux coupables ont pris la fuite, mais il reste à guérir les enfants… Ainsi commence la première enquête de Bœuf Numéro Dix et Maître Li, dans une Chine qui ne fut jamais, où la recherchede la Racine de Grand Pouvoir les conduira à briser la terrible malédiction qui pèse sur la princesse aux oiseaux...

Mon avis : 

Le problème, avec les mythes chinois, c’est qu’en chine on a du mal à déterminer où finit le mythe et où commence la réalité.

Cette citation tirée du troisième tome décrit parfaitement cette Chine pleine de mythes et de mystères, à la limite du carnavalesque, où nagent nos deux héros, le sage Maître Li (au léger défaut de personnalité) juché sur le dos de son assistant et narrateur de leurs (més)aventures Bœuf Numéro Dix.

La quatrième de couverture fait état d’une ressemblance avec Pratchett : ressemblance évidente puisque l’on a affaire ici à une fantasy humoristique de tout premier ordre mais tout aussi fausse si l’on considère le cadre choisi, les personnages (moins stéréotypés que chez Pratchett) ou encore l’onirisme unique qui se dégage de ces livres.

Les enquêtes, tout en intelligence, sont servies par une plume superbe, tout aussi exotique que l’univers qu’elle nous peint. Saluons à ce niveau le très beau travail de Lunes d’encre : que ce soit la magnifique traduction ou les couvertures qui illustrent de bien belle manière l’œuvre de Hughart, tout est fait pour que le lecteur passe un moment inoubliable.

On pourrait certes reprocher une baisse, somme toute très relative, de qualité au fil des trois tomes mais quand bien même, c’est bien peu quand on voit la qualité d’ensemble de l’œuvre de Hughart.

8,5/10 De la fantasy drôle, originale, bien écrite. Un régal !
Pour les notes au tome par tome, mettez 9 au premier, enlevez 1/2 point à La Légende de la Pierre et encore 1/2 point à Huit Honorables Magiciens.
  

Simatural

Publié dans Critiques Fantasy

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